21 juin 2007
La légende du colibri
Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu.
Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit
« Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?! »
Le colibri lui répondit alors :
«Je le sais, mais je fais ma part ».
Telle est notre responsabilité à l’égard du monde car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous le voulons bien.
07:35 Publié dans Réfléxions.... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : effet de serre, environnement, réchauffement climatique, climat
23 mai 2007
Augmentation alarmante des taux de CO2
Selon une étude publiée par les Proceedings of the National Academy of Sciences, (PNASProceedings of the National Academy of Sciences (DOI: 10.1073/pnas.0700609104) ), les émissions de CO2 ont augmenté dans le monde de manière alarmante entre 2000 et 2004, à un rythme trois fois supérieur à celui des années 1990
L'étude montre que les
émissions de CO2 ont augmenté plus vite que dans le pire scénario envisagé
par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).
L'accélération d'émissions de CO2 est particulièrement importante dans les pays en développement dont l'économie progresse fortement, en particulier la Chine, où l'augmentation des émissions de CO2 est surtout le reflet de l'augmentation du produit intérieur brut par habitant.
Comme le dit Theodore Monod:
"Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand même."
14:20 Publié dans 04.Faisons le point. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : effet de serre, environnement, réchauffement climatique, climat
19 février 2007
Ca fait mal...:-(
Suite à une série de commentaires qui n'apportent rien au débat, j'ai estimé utile de supprimer cette note et ses commentaires.
On pourra peut être qualifier cet acte de censure, mais ce blog n'est pas fait pour débattre de l'existence ou non du dérèglement climatique, ni de la pertinence des modèles climatiques.
Nous partons du principe ici,
que le dérèglement du climat existe,
que l'homme est responsable de son amplitude,
que nous devons réagir pour ne pas aggraver la situation.
Ce blog, dérèglement climatique et décroissance volontaire est ouvert au dialogue constructif, aux échanges de solutions.
Merci.
08:50 Publié dans Réfléxions.... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
06 juin 2006
UNICEF....et l'eau.
Tous les détails de l'opération est sur le site UNICEF. Mais voici quelques extrait de la façon dont cela se passe.
"Le programme a été lancé dès janvier 2006 dans certains villages du Niger. Grâce à un premier don de Volvic, l’UNICEF a organisé sur place le forage des premiers puits permettant ainsi de fournir l’accès à l’eau potable à 8000 Nigériens.
Volvic et l’UNICEF vous proposent aujourd’hui de vous engager avec eux pour poursuivre ce programme et fournir de l’eau potable à un plus grand nombre de personnes. Notre ambition est de toucher 8000 personnes supplémentaires grâce à vous.
Pour chaque litre d'eau vendu, Volvic s'engage à financer 10 litres d'eau potable supplémentaire au Sahel.
La mécanique est simple :
Le simple fait d’acheter des bouteilles d’eau nature suffit, il est inutile d’envoyer une preuve d’achat ou un ticket de caisse pour que votre achat contribue au programme.
Toutes les bouteilles et tous les packs Volvic nature vendus en France métropolitaine entre ces dates participent au programme, même si elles n'en portent pas la mention sur l’emballage."
Je ne sais que penser de cette opération que je qualifirais de publicitaire.
Je ne crois plus à la générosité désintéressée. Si la célèbre marque organise cette opération , c'est que cela lui rapporte!
Pour ma part, notre famille ne consomme que l'eau du robinet, même si elle a "un goût" !
L'eau en bouteille coûte très cher au porte monnaie, mais aussi à l'environnement:
Fabrication et recyclage (quand le trie est fait) des bouteilles en pétrole plastique et de leurs emballages, transports des bouteilles aux magasins en camions!
Pour moi, tout cela est une abération.
Maintenant, les gens qui vont acheter de l'eau en bouteille, vont avoir le sentiment de faire une bonne action! Mais pas celui d'être manipulés.
Par contre, des milliers de personnes qui se trouvent confrontées à la sécheresse, en grande partie à cause du dérèglement climatique, donc à cause de nous, auront de l'eau potable!
On ne peut pas faire de repproches à UNICEF!
Le29/03/06.
Ajout du 6/06/06:Lu aujourd'hui dans le journal de la décroissance:
" L'entreprise d'eau minérale Volvic lance l'opération "1 litre pour 10 litres".
Chaque fois que vous polluez en achetant une bouteille de plastique au lieu de prendre l'eau au robinet, Volvic s'engage à puiser de l'eau dans le desert du Sahel pour les Nigérians.
Le tout avec la compromission de l'unicef. Les publicitaires sont des gens extraordinaires: ils font passer un acte polluant pour une bonne action.
10:50 Publié dans 073.Ce que je fais au quotidien. | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
24 mai 2006
Rapport parlementaire au nom de la mission d'information sur l'effet de serre.
Ce rapport , enregistré à la présidence de l'assemblée nationnale le 12 avril 2006 est considéré comme un cri d'alarme.
Il a été fait au nom de la mission d'information sur l'effet de serre.
(Missions d'information:Les commissions permanentes, outre leur rôle dans l'examen des projets et propositions de loi, ont la charge, sur les questions relevant de leur compétence, d'assurer l'information des sénateurs et de les assister dans leur mission de contrôle du gouvernement. A cette fin, elles peuvent notamment constituer des missions d'information : une délégation de la commission est alors chargée d'étudier le problème concerné, soit en France, soit à l'étranger, et de publier un rapport.)
Le rapport de 224 est consutable à l'adresse suivante: rapport
La mission a auditionné près de 200 personnes, et TOUS LES DEPUTES, membres de la mission parlementaire, partagent la même convition: LE CHANGEMENT CLIMATIQUE CONSTITUE LA PLUS GRANDE MENACE DU XXI e SIECLE.
Je propose de ne reprendre ici que quelques extraits de l'avant propos du président M.Jean-Yves Le Déaut.
" Si l’on n’est pas capable, à l’avenir, de faire bouger les lignes et de modifier radicalement nos modes de production et de consommation, d’inventer une économie sobre en carbone, on ira droit dans le mur. Le changement climatique porte en germe la menace de catastrophes majeures."
"Trois facteurs spécifiques caractérisent ce réchauffement de la planète :
– il est extrêmement rapide à l’échelle des quatre milliards d’années de l’histoire de la vie sur terre. Jamais nous n’avons connu de tels écarts. 100 ans par rapport à l’histoire de vie sur Terre, c’est comparable à l’écart qui sépare l’atome de la fourmi ;
– les émissions du gaz à effet de serre, responsables du réchauffement ont un effet immédiat sur toute l’atmosphère qui entoure la Terre. Les émissions des Américains concernent tous les habitants de la planète ;
– l’inertie de la Terre et de la masse des océans est importante. Les effets de notre insouciance d’aujourd’hui continueront à se faire sentir pendant des siècles. Les erreurs d’aujourd’hui se paieront demain et après-demain."
"M. Robert Kandel, directeur de recherche au CNRS indiquait au cours d’une audition que « le réchauffement prévisible de 5°C au cours du XXI e siècle est équivalent à celui qui a mis fin aux glaciations, il y a 15 000 ans, la
différence étant que ce qui avait pris plusieurs milliers d’années va prendre cette fois moins d’un siècle et c’est bien là le problème. ». Il rajoutait que « un degré, c’est vivable, quoique parfois pénible. Avec 3°C les choses deviennent vraiment difficiles, avec des changements vraiment importants dans de nombreux aspects de la biosphère. Au-delà, on va vers des changements plus radicaux et on est alors entre le très difficile et le catastrophique. »
Le glaciologue Jean JOUZEL poursuit : « N’oublions pas que 3°C, c’est une variation représentant la moitié du
changement global que la terre a connu à l’âge glacière, époque où la calotte polaire descendait jusqu’au Nord de la France, et après laquelle il a tout de même fallu cinq mille ans pour que la température remonte de 4 ou 5 degrés… »
10:25 Publié dans 0701.S'informer, informer. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
Avant propos du président (suite)
Nous avons une responsabilité majeure vis-à-vis des générations futures. Cette expression est souvent employée sans réelle pertinence.
C’est malheureusement celle qui convient aux conséquences majeures que la planète va connaître du fait du changement climatique.
(...)
Mais force est de constater que, jusqu’à présent, l’action au niveau national comme sur le plan international n’a pas été à la hauteur des enjeux, quelles que soient les déclarations d’intention. Le protocole de Kyoto est un pas important et positif – c’est la première fois qu’au niveau mondial des règles de maîtrise de la nature du développement économique ont fait l’objet d’un accord – mais il s’agit d’une étape encore très insuffisante par rapport à l’objectif de stabilisation du climat.
(...)
S’agissant des actions de réduction engagées, nous sommes encore loin du compte. Les politiques de l’énergie, des transports, de l’habitat, de l’agriculture n’ont encore pas suffisamment pris la mesure des enjeux du changement climatique. Cela a été vrai en France, quels que soient les gouvernements (..).
10:15 Publié dans 0701.S'informer, informer. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
Avant propos du président (suite2)
Notre pays ne respectera d’ailleurs pas ses engagements de Kyoto sans effort.
Les derniers chiffres disponibles indiquent que les émissions de gaz à effet de serre en France se situent pour l’année 2004 à 0,8% au-dessous de celles de 1990, mais ils montrent aussi :
- de fortes progressions des transports et du secteur résidentiel-tertiaire, qui ont respectivement augmenté leurs émissions de 22,7% et de 22,3% par rapport à 1990.
Le paradoxe c’est que c’est grâce aux efforts dans l’industrie que nous respectons nos engagements. Par ailleurs le faible niveau de notre croissance économique constitue un facteur de modération de ces émissions.
Le progrès technique ne peut pas tout, il faut dire franchement dès aujourd’hui que nous devons modifier nos modes de vie. La lutte contre le changement climatique peut aussi constituer une opportunité économique. C’est vrai bien sur dans les domaines industriels liés aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie. C’est vrai aussi pour l’agriculture, à la fois du point de vue du développement des biocarburants, et pour l’intégration, dans les marchés de
crédits carbone, de projets agricoles de réduction des émissions, comme ceux liés à la production de biogaz.
10:00 Publié dans 0701.S'informer, informer. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
rapport de la mission d'information : introduction
Notre premier constat est que l’accélération du changement climatique est brutale, profonde, définitive. L’effet de serre inaugure une période nouvelle sur toute la surface de la terre et pour tous les peuples.
L’immobilisme est interdit.
Les effets de cette menace sont prévisibles, calculés, dévastateurs. Les changements climatiques se déroulent sous nos yeux : des perturbations considérables, des catastrophes multipliées, dont les images devraient affoler les
plus incrédules.
En un siècle la hausse moyenne des températures a été de 0,6°C, mais de 1°C en France. Elle devrait s’établir entre 1,6 et 6°C au cours du XXI e siècle, et la France, du fait de son exposition particulière au risque climatique, connaître un réchauffement encore supérieur.
La variation moyenne des températures est fonction de nombreux facteurs et évidemment de ce qui sera ou non entrepris. Mais une chose est certaine, la machine climatique a une inertie très forte.
(...)
Ce rapport avait deux écueils à éviter : le simple constat d’une part, et le rejet de l’action d’autre part, au motif qu’il est déjà trop tard, ou que nous sommes trop seuls, ou encore que les technologies sauront bien résoudre le problème en leur temps.
(...)
Ce rapport est le premier qui pose aussi fortement, sur la base de constats scientifiques, la question de l’urgence. Sans nous diviser, et ensemble, nous partageons l’espoir que la question du réchauffement climatique sorte des
laboratoires et des colloques d’experts pour être au premier rang des débats politiques des prochaines grandes échéances électorales.
09:45 Publié dans 0701.S'informer, informer. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
30 mars 2006
Bon sens.
"(...)tout individu souhaitant la poursuite de la croissance économique souhaite aussi, même s'il ne s'en rend pas compte, la poursuite de la hausse des émissions de CO2 fossile."
Jean-Marc Jancovici, dans le plein s'il vous plaît!, page 22
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29 mars 2006
Aéroport Dijon- Bourgogne.
« Un aéroport de dimension à taille humaine, proche de la ville, c'est pour les habitants et les entreprises de la région, une garantie de rapidité, de proximité, de liberté et de qualité de service. Sans oublier, le rôle décisif qu'il joue, au même titre que toute infrastructure, dans l'économie et son rayonnement.
La Bourgogne a la chance d'avoir un aéroport qui a pu s'appuyer sur les collectivités: Conseil Régional, Conseil Général de Côte d'Or, Communauté de l'Agglomération Dijonnaise et Ville de Dijon et sur les services inestimables apportés par la base militaire BA 102. »
Voici ce que nous pouvons lire sur le site de l’aéroport de dijon.
Cet édito fait l’éloge des qualités liées à sa « taille humaine » et ses qualités de service.
Et pourtant ce matin aux informations, on nous assure que développer les activité de cet aéroport est primordial. Comme une évidence, il Faut augmenter le trafic , se développer, s’agrandir, se moderniser, se refaire une jeunesse.
Mes recherches m’ont donc conduite à ce site, qui, après un édito ventant les valeurs de son aspect humain déclare :
« Faut-il doter le Grand Dijon, la Côte d’Or et la Bourgogne d’un aéroport régional ?
Entendez par là un équipement digne de ce nom, capable d’accueillir des vols d’affaires, des lignes régulières dont une ou deux « low cost », ainsi que des vols vacances.
A cette question, la CCI Dijon et ses partenaires historiques dans la gestion de la plate-forme disent oui. Sans ambiguïté.
Cette conviction s’appuie d’une part, sur les années de gestion de l’aéroport dijonnais et d’autre part, sur une attente réelle des entreprises et particuliers de Bourgogne.
Un ensemble d’études synthétisées dans le projet «RENAISSANCE » montrent qu’il en est grand temps, Dijon doit maintenant prendre son envol. »
Messieurs, savez-vous que le pétrole est de plus en plus cher ?
Savez -vous qu’il manque déjà ?
Savez-vous que la planète boue à causes des gaz à effet de serre ? Et que le transport aérien participe fortement à ces émissions.
Je ne suis pas contre les impôts.
Mais savoir qu’une fois encore je vais participer au développement d’une structure contre laquelle je me bats, cela me désole au plus haut point.
Bien sûr, je suis consciente que l’activité aérienne se développe partout dans le monde, Dijon ne fait pas exception. Mais, mon désespoir me pousse à grogner aujourd’hui, sur un cas proche de chez moi.10:23 Publié dans 061. Avons nous encore le temps de sauver notre mo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
