13 janvier 2006

Milpot, passe à ton voisin.

Le principe:http://www.milpot.net/PageIndex_F.asp?ordre=principe

L’objectif de Milpot est clair : prouver qu’il n’y a pas toujours besoin d’argent et valoriser des voies d’échange qui existent déjà entre amis, collègues et voisins. Ces voies d'échange sont simples, rapides et économiques.
Milpot veut les étendre !

3 types d’échanges sur Milpot

Les prêts. Tu peux prêter ce que tu possèdes et emprunter les objets dont tu as besoin, dans tous les domaines.
Les dons. Tu peux donner ce dont tu n’as plus besoin et recueillir les objets laissés par les autres.
Les services. Tu y proposes et y recherches des services et de l’aide ponctuelle dans tous les domaines.

Sur Milpot, pas d’argent, ni de troc

Milpot créé un espace au fondement duquel se trouve la gratuité de l’échange, ce pour ne pas reproduire les inégalités de dotation existant dans la société.
Il ne s’agit pas de troc non plus, c’est-à-dire d’échange de biens qui ont la même valeur. Grâce à un système de points (Pots), la contribution de chacun est mesurée et il n’est pas besoin de rendre une chose équivalente. Sur Milpot, chaque échange vaut 1. Lorsque tu empruntes, que tu récupères un objet ou lorsque l’on te rend un service (pour 1 heure), ton compte est débité de 1. Lorsque tu prêtes, donnes ou rends un service (pour 1 heure), ton compte est crédité de 1.


Un système d'évaluations
te permet de connaître la fiabilité des membres avec lesquels tu échanges.

Les valeurs au fondement de MILPOT sont l’écologie, la convivialité, l’imagination.

la charte :

Je m’engage à respecter l’esprit de partage et de confiance qui anime la communauté Milpot.

Je m’engage à entretenir des relations au minimum cordiales avec les membres de Milpot.

Les prêts, dons et services rendus sont essentiellement gratuits. Je m’engage à respecter cette règle fondamentale. La monnaie ne peut intervenir qu’en cas de versement de dommages-intérêts ou participation aux frais dans le cadre d’un service rendu.

Je m’engage à respecter les choses d’autrui. Particulièrement, je veillerai à la conservation de la chose prêtée.

Je m’engage à respecter le délai pour lequel les choses me sont prêtées.

Je m’engage à réparer ou verser des dommages-intérêts en cas de détérioration de la chose prêtée au-delà de son usure normale.

Je m’engage à ne prêter ou à ne donner que les choses dont je suis propriétaire.

Je m’engage à ne pas prêter ou donner des choses dangereuses ou illicites.

12 décembre 2005

ça roule.

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Les veaux d'or

"Il n'est vraiment pas indispensable de vénérer des veaux d'or, de courber l'échine à chaque pas devant leurs maîtres, de tout subordonner au diktat de la publicité et des médias, de se laisser piéger par toutes les innovation immaginables et possibles des biens de consommation, innovations qui ont pour seul effet durable le pillage des ressources naturelles, et la pollution atmosphérique. Il n'y a aucune raison de voir le sens de toute action humaine dans la croissance continue du produit intérieur brut !"
Vaclav Havel, Discours au Sénat du 3 mars 1999
 

Les idées dominantes et déraisonnables du monde qui bouge

 

Le premier paradigme de la déraison, c'est la volonté de tout normaliser. Il faut créer pour tout des normes, car la normalisation des données constitutives de la société, de l'être humain, permet seule l'application intégrale des techniques et en même temps permet seule l'universalisation.


Le second paradigme de la déraison, c'est l'obsession du changement à tout prix : c'est la forme populaire prise par le mythe du progrès. Du moment que nous sommes dans une ère de progrès, il ne faut jamais rester sur place. Il faut changer tous les objets de notre vie quotidienne, et rien ne doit être fait pour durer. Le durable (y compris les relations interhumaines), fait partie d'un univers totalement dépassé.


Le troisième paradigme de la déraison, c'est la croissance, à tout prix. On ne se demande ni : la croissance de quoi ? Ni : cette croissance est-elle utile ? Ni même : que fera-t-on de tous ces excédents ? Aucun intérêt (et c'est bien ici la marque de la déraison), la croissance se justifie par elle-même.


Le quatrième paradigme de la déraison, c'est réaliser toujours plus vite. Il n'est pas impossible que beaucoup de tâches demandant un travail accéléré soient faites à présent par les machines, mais la vie globalement est contrainte à une vitesse croissante du fait même de ces machines.


Enfin le dernier paradigme est celui-là implicite : il s'agit de la récusation de tout jugement sur ce qui est opéré par les techniques. C'est aussi bien le refus du jugement moral (il n'est pas bien de faire...), que du jugement de la raison (est-il déraisonnable de faire...). Ainsi, est-il raisonnable de produire bien au-delà de nos besoins ?

 

Jacques Ellul, "Le Bluff Technologique", 1988
 

Limitation volontaire.

"La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement.

C'est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres. Il faut un minimum de bien-être et de confort ; mais, passé cette limite, ce qui devrait nous aider devient une source de gêne.
Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n'est que poursuite du vent. Ce faux idéal n'est qu'un traquenard."

Ghandi

Calendrier de l'avent.

Sans plastique, sans carton, sans chocolat et importé de Suisse sans poluer (si on fait abstraction du fait qu'il faut un ordinateur et de l'électricité pour l'allumer...)...voici le calendrier de l'avent de la décroissance...

http://calavent.ee-si.ch/index.htm

Je ne suis pas en avance, mais mieux vaut tard que jamais...

08 décembre 2005

Seul(e)s ?

Souvent, ce qui me décourage dans mes efforts de décroissance c'est le fait de se sentir très seuls.

En balade sur internet, il est possible de découvrir d'autres décroissants. Grâce au journal des "casseurs de pub"( la décroissance, le journal de la joie de vivre), je vois qu'il y a du monde qui s'implique dans un mode de vie décroissant.

Mais, ici , dans mon village, où je rencontre des gens "en vrai", quelle solitude!!

Je me dis parfois qu'il serait plus simple de vivre la décroissance volontaire en s'isolant plus du monde.

Et si les enfants n'allaient pas à l'école? Finies les comparaisons et les besoins que la mode impose.

Se débarrasser de la télé apportrait sûrement beaucoup de bonnes choses à ma famille, mais le pas est difficile à franchir.

Nous refusons beaucoup de choses à nos enfants, du style faire 20 km pour aller passer quelques heures chez une copine, pas d'activités extra-scolaires qui imposeraient des déplacement continuels, pas de vacances à la mer, les achats superflux sont pesés, renoncés ou d'occasions.

Noël: période difficile pour ne pas croitre: c'est l'horreur!
Tous les copains:copines ont des tas de choses ou vont avoir....J'ai du mal à dire: ben non, nous devons réfléchir à l'impact de nos consommations sur l'environnement, alors, pas trop de cadeaux, pas de made in China (autant dire qu'on est très vite limité, voir impossible). Et encore, nous n'avons plus de publicité dans la boite à lettres!

Notre alimentation a changé: fini les bananes, les lichis, les avocats et autres fruits importés (même le poires de Nouvelles Zélande sont moins chères que les poires de Savoie!). Limitation du chocolat (mais on a cédé pour les papillottes de Noël). Le café est reservé aux petits plaisirs occasionnels ou quand nous avons des invités (nous avons déjà offert de la chicorée, mais elle a mauvaise réputation, pourtant tout n'est question que d'habitude). La viande n'a pas complétement disparu de notre régime alimentaire, il y en a une à deux fois par semaine (ce qui ravi ma fille ainée qui est végétarienne depuis 3 ans et demi).

Bref, beaucoup de changement et d'efforts qui ne sont pas compris par tous ceux qui ne comprennent pas la gravité de la situation.

Le plus désagréable, c'est quand on nous dit que cela ne sert à rien, qu'on ne va pas changer l'avenir de la planète parce qu'on ne mange pas de viande! C'est si faux!

En tout cas, nous pourrons dire que nous avons fait ce que nous pouvions à notre echelle.

Enfin voilà, actuellement, je souhaiterais pouvoir communiquer avec des familles qui auraient vécu les mêmes évolutions que nous.
Comment faire accepter tous ces "sacrifices" aux enfants ! car pour eux, il me semble que c'est encore plus dur. A leurs âges (12, 11 et 8 ans), ils vivent beaucoup par rapport aux autres et il est difficile de se sentir différent.
(Par exemple, si ma fille ne va pas à une invitation :elle ne dit pas que nous refusons les déplacement pour des raisons écologiques, c'est trop difficile à expliquer; elle dit que nous sommes déjà pris ce jour là.)

Comment supprimer la télé sans provoquer la révolution! Je m'y sens prête, mais dois-je l'imposer au reste de la famille?

Bref, je suis en quète d'échanges avec des personnes qui pourraient nous conseiller ou nous soutenir dans notre marche vers la décroissance.

La note "est-ce que la simplicité volontaire c'est se priver?" me perturbe quelque peu.

Oui, je veux décroitre, oui, je veux réduire mon emprunte écologique, mais quand on dit:" Il ne s’agit pas de se forcer à le faire, mais de le faire parce qu’on en a envie.", j'en arrive a me demander où j'en suis.

Même si je me sens libérée de l'emprise de la publicité et de la société de consommation, et que je me sens plus libre de mes actes parce que j'ai compris que le mode de vie que j'avais avant n'était pas bon; même si je fait ces démarches de bon coeur parce que j'en ai envie et que j'estime que c'est ma responsabilité, pour l'instant cela est encore un effort ! (cueillir ses fraises , ses salades, ses poireaux, et tomates, etc dans son propre potager est un réel plaisir, c'est certain. Le travail que cela demande rend la récolte encore plus savoureuse! Mais je ne vais pas forcément aller arroser le soir avec plaisir, ou désharber en chantant)

Toutes ces reflexions sont plutôt sinueuses, mais, j'espère, pas trop illisibles.

Est-ce que la simplicité volontaire c’est se priver ?

Extrait de la foire aux questions de décroissance.info

Certains reprochent aux décroissants de refuser en bloc le confort et la technologie, de prêcher l’ascétisme et la privation lorsqu’ils parlent de simplicité volontaire, bref d’être un peu des crispés. C’est là se méprendre sur un point essentiel, car ça sous-entend qu’une simplicité volontaire ne peut pas être agréable et appétissante, et qu’on ne peut adopter un tel mode de vie qu’en s’y contraignant.

Une simplicité volontaire est un mode de vie qui pollue moins, produit moins de déchets, et qui consomme moins de ressources non renouvelables. Mais vivre dans une simplicité volontaire ne consiste aucunement à se priver ni à s’auto-réprimer, ce n’est pas vivre dans la frustration. Il ne s’agit pas par exemple de prendre les transports en commun ou son vélo "pour la bonne cause" en pensant que quand même on préfèrerait y aller en voiture, de se forcer à ne pas acheter des choses dont on a envie, de préparer ses repas au lieu de réchauffer des plats cuisinés au micro-ondes mais en râlant parce que ça prend du temps, etc... Il ne s’agit pas de se forcer à le faire, mais de le faire parce qu’on en a envie. La simplicité volontaire consiste dans un premier temps à décoloniser l’imaginaire, à désirer autrement, comme le dit entre autres Miguel Benasayag. Comment peut-on trouver le vélo plus désirable que la voiture individuelle ? Comment cultiver un potager peut-il être plus désirable que de consommer des légumes achetés en grande surface ? Comment, pendant trois heures et demie par jour [1], faire autre chose que regarder la télé peut-il être plus désirable que de la regarder ?

Pour cela, il s’agit d’abord de garder un regard critique, de ne pas considérer comme une certitude que le mode de vie classique des pays riches est par essence le meilleur, et surtout il s’agit de découvrir d’autres modes de consommation associés à d’autres modes de vie, plus riches, plus agréables, plus appétissants. Peut-être ce site vous permettra-t-il de trouver quelques pistes de réflexion à ce sujet.

[1] Durée moyenne que passe un habitant de l’union européenne à regarder la télévision

07 décembre 2005

Les produits manufacturés

Dès que l'on n'achète pas un produit manufacturé, on économise l'énergie nécessaire pour fabriquer le produit en question.

On peut commencer par ne pas acheter de choses dont on se servira une fois par an ou dont on n'a pas vraiment besoin, mais pour "aller plus loin" l'idéal est aussi de réduire sa consommation d'objets manufacturés : voitures, ordinateurs, jouets, électronique, vêtements, etc...

Cela signifie, hélas pour les industriels, que dans le contexte actuel moins on fait tourner l'économie manufacturière et plus on est vertueux sur le plan des émissions de gaz à effet de serre :lacroissance économique "fait de l'effet de serre".

Cela signifie aussi que, en tant que consommateurs, nous avons une responsabilité dont nous ne pouvons nous exonérer : nous ne pouvons à la fois demander aux politiques la réduction collective des émissions et souhaiter pour nous-mêmes la croissance de nos consommations individuelles.

JM Janvovici, www.manicore.com

06 décembre 2005

Offrez une tirelire virtuelle !!

Pourquoi ne pas réapprendre à consommer en revenant aux fondements : les économies ? Que vous soyez pragmatique, et que vous souhaitiez mettre réellement de l'argent de côté, ou plutôt idéaliste, et que vous préférez comptabiliser le CO2 que vous n'émettez pas (ou tout autre chose),( voir exemple colone de gauche) nos tirelires vous permettent d'afficher publiquement vos progrès.


Il fut un temps où l'on apprenait aux enfants à anticiper l'avenir en les initiant aux principes de la prévoyance. À cette époque, l'outil pédagogique de base était la tirelire. Comme le cochon qu'on engraisse, celle-ci était synonyme de joies futures, que l'on construit petit à petit en évitant de gaspiller inconsidérément ce qui peut l'être. Apprendre à donner des limites raisonnables à ses besoins, pour bâtir pas à pas un projet d'envergure, entraîne l'enfant dans un mode de réflexion qui lui permet de se structurer.

De nos jours, où tout est fait pour pousser le consommateur à un comportement compulsif, il nous semble important de réapprendre à consommer. Pour nous y aider, et sur une idée originale de Dilettante, nous avons décidé de mettre à la disposition de tous des tirelires virtuelles.

Cliquez directement sur l'adresse suivante (ou en haut de page) pour découvrir les différentes étapes de la création de votre tirelire ou de celle que vous offrez.

N'hésitez pas à poser des questions si vous rencontrez un problème.

Extrait du texte de TM, sur www.VieRurale.com

 

Ajout du 6/12/05:

visualisez les tirelires déjà créées.

Choisissez votre propre image pour personaliser la votre!

25 novembre 2005

Régime alimentaire.

Un rapport de l’Institut international pour la gestion de l’eau(International Water Management Institute), soulignant que 840 millions de personnes demeurent sous-alimentées, recommande de trouver des moyens de produire plus d’aliments en utilisant moins d’eau. Le rapport note qu’il faut 550 litres d’eau pour produire suffisamment de farine nécessaire à la fabrication d’une miche de pain dans les pays en développement... mais jusqu’à 7000 litres d’eau pour produire 100 grammes de boeuf.

Commission des Nations Unies sur le développement durable, "L’eau - plus d’alimentation par goutte d’eau", 2004.

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