21 juin 2007

La légende du colibri

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu.
Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit
« Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?! »
Le colibri lui répondit alors :
«Je le sais, mais je fais ma part ».


Telle est notre responsabilité à l’égard du monde car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous le voulons bien.

 

Terre et humanisme 

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19 avril 2007

Chiffre du jour

Ecosystemes :
- 20 a 30% des espèces végétales et animales sont menacées d'extinction si la température mondiale augmente de 1,5 a 2,5°C (par rapport a 1990)

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19 février 2007

Ca fait mal...:-(

Suite à une série de commentaires qui n'apportent rien au débat, j'ai estimé utile de supprimer cette note et ses commentaires.

On pourra peut être qualifier cet acte de censure, mais ce blog n'est pas fait pour débattre de l'existence ou non du dérèglement climatique, ni de la pertinence des modèles climatiques. 

Nous partons du principe ici,

que le dérèglement  du climat existe,

que l'homme est responsable de son amplitude,

que nous devons réagir pour ne pas aggraver la situation.

 

Ce blog, dérèglement climatique et décroissance volontaire  est ouvert au dialogue constructif, aux échanges de solutions.

Merci.

 

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30 mars 2006

Bon sens.

"(...)tout individu souhaitant la poursuite de la croissance économique souhaite aussi, même s'il ne s'en rend pas compte, la poursuite de la hausse des émissions de CO2 fossile."

Jean-Marc Jancovici, dans le plein s'il vous plaît!, page 22

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12 décembre 2005

ça roule.

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12:27 Publié dans Réfléxions.... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Limitation volontaire.

"La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement.

C'est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres. Il faut un minimum de bien-être et de confort ; mais, passé cette limite, ce qui devrait nous aider devient une source de gêne.
Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n'est que poursuite du vent. Ce faux idéal n'est qu'un traquenard."

Ghandi

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08 décembre 2005

Seul(e)s ?

Souvent, ce qui me décourage dans mes efforts de décroissance c'est le fait de se sentir très seuls.

En balade sur internet, il est possible de découvrir d'autres décroissants. Grâce au journal des "casseurs de pub"( la décroissance, le journal de la joie de vivre), je vois qu'il y a du monde qui s'implique dans un mode de vie décroissant.

Mais, ici , dans mon village, où je rencontre des gens "en vrai", quelle solitude!!

Je me dis parfois qu'il serait plus simple de vivre la décroissance volontaire en s'isolant plus du monde.

Et si les enfants n'allaient pas à l'école? Finies les comparaisons et les besoins que la mode impose.

Se débarrasser de la télé apportrait sûrement beaucoup de bonnes choses à ma famille, mais le pas est difficile à franchir.

Nous refusons beaucoup de choses à nos enfants, du style faire 20 km pour aller passer quelques heures chez une copine, pas d'activités extra-scolaires qui imposeraient des déplacement continuels, pas de vacances à la mer, les achats superflux sont pesés, renoncés ou d'occasions.

Noël: période difficile pour ne pas croitre: c'est l'horreur!
Tous les copains:copines ont des tas de choses ou vont avoir....J'ai du mal à dire: ben non, nous devons réfléchir à l'impact de nos consommations sur l'environnement, alors, pas trop de cadeaux, pas de made in China (autant dire qu'on est très vite limité, voir impossible). Et encore, nous n'avons plus de publicité dans la boite à lettres!

Notre alimentation a changé: fini les bananes, les lichis, les avocats et autres fruits importés (même le poires de Nouvelles Zélande sont moins chères que les poires de Savoie!). Limitation du chocolat (mais on a cédé pour les papillottes de Noël). Le café est reservé aux petits plaisirs occasionnels ou quand nous avons des invités (nous avons déjà offert de la chicorée, mais elle a mauvaise réputation, pourtant tout n'est question que d'habitude). La viande n'a pas complétement disparu de notre régime alimentaire, il y en a une à deux fois par semaine (ce qui ravi ma fille ainée qui est végétarienne depuis 3 ans et demi).

Bref, beaucoup de changement et d'efforts qui ne sont pas compris par tous ceux qui ne comprennent pas la gravité de la situation.

Le plus désagréable, c'est quand on nous dit que cela ne sert à rien, qu'on ne va pas changer l'avenir de la planète parce qu'on ne mange pas de viande! C'est si faux!

En tout cas, nous pourrons dire que nous avons fait ce que nous pouvions à notre echelle.

Enfin voilà, actuellement, je souhaiterais pouvoir communiquer avec des familles qui auraient vécu les mêmes évolutions que nous.
Comment faire accepter tous ces "sacrifices" aux enfants ! car pour eux, il me semble que c'est encore plus dur. A leurs âges (12, 11 et 8 ans), ils vivent beaucoup par rapport aux autres et il est difficile de se sentir différent.
(Par exemple, si ma fille ne va pas à une invitation :elle ne dit pas que nous refusons les déplacement pour des raisons écologiques, c'est trop difficile à expliquer; elle dit que nous sommes déjà pris ce jour là.)

Comment supprimer la télé sans provoquer la révolution! Je m'y sens prête, mais dois-je l'imposer au reste de la famille?

Bref, je suis en quète d'échanges avec des personnes qui pourraient nous conseiller ou nous soutenir dans notre marche vers la décroissance.

La note "est-ce que la simplicité volontaire c'est se priver?" me perturbe quelque peu.

Oui, je veux décroitre, oui, je veux réduire mon emprunte écologique, mais quand on dit:" Il ne s’agit pas de se forcer à le faire, mais de le faire parce qu’on en a envie.", j'en arrive a me demander où j'en suis.

Même si je me sens libérée de l'emprise de la publicité et de la société de consommation, et que je me sens plus libre de mes actes parce que j'ai compris que le mode de vie que j'avais avant n'était pas bon; même si je fait ces démarches de bon coeur parce que j'en ai envie et que j'estime que c'est ma responsabilité, pour l'instant cela est encore un effort ! (cueillir ses fraises , ses salades, ses poireaux, et tomates, etc dans son propre potager est un réel plaisir, c'est certain. Le travail que cela demande rend la récolte encore plus savoureuse! Mais je ne vais pas forcément aller arroser le soir avec plaisir, ou désharber en chantant)

Toutes ces reflexions sont plutôt sinueuses, mais, j'espère, pas trop illisibles.

10:30 Publié dans Réfléxions.... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

Est-ce que la simplicité volontaire c’est se priver ?

Extrait de la foire aux questions de décroissance.info

Certains reprochent aux décroissants de refuser en bloc le confort et la technologie, de prêcher l’ascétisme et la privation lorsqu’ils parlent de simplicité volontaire, bref d’être un peu des crispés. C’est là se méprendre sur un point essentiel, car ça sous-entend qu’une simplicité volontaire ne peut pas être agréable et appétissante, et qu’on ne peut adopter un tel mode de vie qu’en s’y contraignant.

Une simplicité volontaire est un mode de vie qui pollue moins, produit moins de déchets, et qui consomme moins de ressources non renouvelables. Mais vivre dans une simplicité volontaire ne consiste aucunement à se priver ni à s’auto-réprimer, ce n’est pas vivre dans la frustration. Il ne s’agit pas par exemple de prendre les transports en commun ou son vélo "pour la bonne cause" en pensant que quand même on préfèrerait y aller en voiture, de se forcer à ne pas acheter des choses dont on a envie, de préparer ses repas au lieu de réchauffer des plats cuisinés au micro-ondes mais en râlant parce que ça prend du temps, etc... Il ne s’agit pas de se forcer à le faire, mais de le faire parce qu’on en a envie. La simplicité volontaire consiste dans un premier temps à décoloniser l’imaginaire, à désirer autrement, comme le dit entre autres Miguel Benasayag. Comment peut-on trouver le vélo plus désirable que la voiture individuelle ? Comment cultiver un potager peut-il être plus désirable que de consommer des légumes achetés en grande surface ? Comment, pendant trois heures et demie par jour [1], faire autre chose que regarder la télé peut-il être plus désirable que de la regarder ?

Pour cela, il s’agit d’abord de garder un regard critique, de ne pas considérer comme une certitude que le mode de vie classique des pays riches est par essence le meilleur, et surtout il s’agit de découvrir d’autres modes de consommation associés à d’autres modes de vie, plus riches, plus agréables, plus appétissants. Peut-être ce site vous permettra-t-il de trouver quelques pistes de réflexion à ce sujet.

[1] Durée moyenne que passe un habitant de l’union européenne à regarder la télévision

10:15 Publié dans Réfléxions.... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06 décembre 2005

Offrez une tirelire virtuelle !!

Pourquoi ne pas réapprendre à consommer en revenant aux fondements : les économies ? Que vous soyez pragmatique, et que vous souhaitiez mettre réellement de l'argent de côté, ou plutôt idéaliste, et que vous préférez comptabiliser le CO2 que vous n'émettez pas (ou tout autre chose),( voir exemple colone de gauche) nos tirelires vous permettent d'afficher publiquement vos progrès.


Il fut un temps où l'on apprenait aux enfants à anticiper l'avenir en les initiant aux principes de la prévoyance. À cette époque, l'outil pédagogique de base était la tirelire. Comme le cochon qu'on engraisse, celle-ci était synonyme de joies futures, que l'on construit petit à petit en évitant de gaspiller inconsidérément ce qui peut l'être. Apprendre à donner des limites raisonnables à ses besoins, pour bâtir pas à pas un projet d'envergure, entraîne l'enfant dans un mode de réflexion qui lui permet de se structurer.

De nos jours, où tout est fait pour pousser le consommateur à un comportement compulsif, il nous semble important de réapprendre à consommer. Pour nous y aider, et sur une idée originale de Dilettante, nous avons décidé de mettre à la disposition de tous des tirelires virtuelles.

Cliquez directement sur l'adresse suivante (ou en haut de page) pour découvrir les différentes étapes de la création de votre tirelire ou de celle que vous offrez.

N'hésitez pas à poser des questions si vous rencontrez un problème.

Extrait du texte de TM, sur www.VieRurale.com

 

Ajout du 6/12/05:

visualisez les tirelires déjà créées.

Choisissez votre propre image pour personaliser la votre!

10:05 Publié dans 071. Agir simplement. , 12. Décroissance et politique. , Réfléxions.... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

25 novembre 2005

Régime alimentaire.

Un rapport de l’Institut international pour la gestion de l’eau(International Water Management Institute), soulignant que 840 millions de personnes demeurent sous-alimentées, recommande de trouver des moyens de produire plus d’aliments en utilisant moins d’eau. Le rapport note qu’il faut 550 litres d’eau pour produire suffisamment de farine nécessaire à la fabrication d’une miche de pain dans les pays en développement... mais jusqu’à 7000 litres d’eau pour produire 100 grammes de boeuf.

Commission des Nations Unies sur le développement durable, "L’eau - plus d’alimentation par goutte d’eau", 2004.

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20 septembre 2005

Prions ensemble!

De liens en liens, j'ai découvert ce site www.consomme.org.

Raliez-vous à l'église de la très sainte consommation et n'hésitez pas à vous confesser en ligne, le Révérend Kris vous répondra avec chaleur.

Voici un extrait que j'aime bien , entre autres:

Comme vous le savez tous déjà, et comme aiment à le répéter à longueur de journée nos Médias (Gloire leur soit faite!) : nous vivons dans la Sainte Société de Consommation et sommes donc, avant toute chose, de fidèles consommateurs. Cependant il nous arrive tous de fauter; que ce soit en rechignant à dépenser notre Argent, en allant au Temple à pied plutôt qu'en voiture etc.

Voici donc un rappel des préceptes de notre Église, que chacun se doit de suivre s'il veut que l'espèce humaine atteigne le Paradis de la Croissance Éternelle.

Les 10 commandements du Consommateur :

  1. Tu n'adoreras pas d'autres dieux que la Consommation, la Publicité et la Croissance.

  2. Tu ne te fabriqueras aucune idole sans avoir déjà en tête un bon plan marketing pour la vendre.

  3. Tu répèteras le nom des Saintes Entreprises de manière abusive, car la foi se doit d'être instinctive plutôt que réfléchie.

  4. Oublie le jour du repos; la Consommation est quotidienne.

  5. Honore la fête des pères et la fête des mères, en dépensant ton salaire en Offrandes.

  6. Tu ne commettras pas de meurtre qui n'ait une contrepartie financière.

  7. Une Voiture tu possèderas et régulièrement tu en changeras.

  8. Tu ne commettras pas de vol; car la gratuité n'est pas de ce monde.

  9. À Crédit tu vivras et l'épargne tu éviteras.

  10. Les biens de ton voisin tu convoiteras, car l'envie est une source de Consommation.






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12 septembre 2005

Le premier jour.

Le premier jour.

Les journalistes n’arrêtent pas de nous parler de la rentrée : la préparation des cartables, le coût, etc…

Aujourd’hui, psychologue à l’appui, on nous parle de l’importance de la tenue vestimentaire le jour de La Rentrée .

Ce qui je traduits par l’aspect extérieur.

Et oui, selon le spécialiste, ce premier jour est déterminant et va être décisif pour le reste de l’année (surtout si l’enfant change d’école, et donc n’est pas encore connu des « autres »).

Par sa tenue vestimentaire, l’enfant montre qui il est et pourra ou non s’intégrer au groupe.

Donc , surtout, habillez votre enfant de vêtements bien neufs, bien à la mode et bien chers. Une styliste (enfin, une commerçante) était interrogée et prenait bien soin de montrer ses plus beaux modèles, les meilleurs assortiment pour être dans le vent.

Jamais je n’aurais pu croire que l’apparence avait tant d’importance. D’ailleurs, je n’y crois toujours pas.

J’espère que nos enfants sont plus intelligents que ça et qu’il savent découvrir les autres au delà de leur apparence !

Quelle deception si un de mes enfants refusait de parler à un autre parce qu’il n’est pas comme lui. (Ce qui voudrait dire que pas comme lui = moins bien que lui).

J’ose espérer encore, malgré ce que l’on veut nous faire croire, que la vraie valeur est invisible pour les yeux, et que nos enfants vont au delà des apparences, parce que sinon, ils ne connaitrons jamais de véritables liens d’amitiés, fondés sur la découverte des autres et la tolérence.

A nous, parents, de leurs rappeler, si leur esprit est déjà embrumé par le marketing, que le bonheur ne se consomme pas…..

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22 août 2005

La légende de l'âne et du puits

La légende de l'âne et du puits

Un jour , l'âne d'un fermier est tombé dans un puits. L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et le puits devait disparaître. De toute façon, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.
Il a invité tous ses voisins à venir l'aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à boucher le puits.
Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui l'âne faisait quelque chose de stupéfiant : il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du puits et se mit à trotter !

La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de nos ennuis est une pierre qui nous permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais.

Ne jamais abandonner ! secouez-vous et foncez !

Rappelez-vous ces cinq règles simples pour être heureux :

1. Libérez votre coeur de la haine.
2. Libérez votre esprit des inquiétudes.
3. Vivez simplement.
4. Donnez plus.
5. Attendez moins.
Auteur inconnu

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20 juillet 2005

Simplicité volontaire.

Voici un site qui parle de la Simplicité volontaire.

Quelques astuces, des bonnes idées.

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02 juillet 2005

L'ère ronchon

J'ai bien aimé l'édito de Sylvie Le Calvez, dans la new letter de village magazine.

Voici son introduction:

Comment ça va la vie ? Ca dépend. Des jours, du temps qu’il fait, des décisions de ceux qui nous gouvernent, des imprévus de la vie justement. Ca devrait dépendre aussi et surtout, non pas de ce que l’on en consomme, mais de ce que l’on veut en faire.

Et la suite ici: L’audace, la création, l’innovation, ne laissent pas de place (pas de temps non plus) au « ronchonnnnage ». Cela donne......

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09 juin 2005

Décroissance (in)volontaire

Merci Dilletante pour ce texte que tu m'as autorisée à reproduire.

Je n'ai plus envie de transpirer dans les mêmes bouchons pour visiter des centre-villes interchangeables, de rouler indéfiniment pour découvrir dans les mêmes "plus beaux villages" des souvenirs-bondieuseries sans intérêt, de dormir dans les mêmes hôtels aseptisés, de manger les mêmes pizzas...
J'en ai marre des familles et de leur rituels immuables, de leurs petits apéros, de leurs niards adorables. Je ne supporte plus les voisins râleurs ou bavards, les collègues trop prévisibles, les chefs mous et despotiques à la fois.
Je n'en peux plus de consommer les mêmes téléphone-portable-appareil-photo-numériques, de me contenter des mêmes fruits insipides, de regretter des achats inconsidérés, d'économiser un demi euro en bon-d'achat-supermarché.
De ne recevoir que des amis-mais, de préférer mon petit confort et ma petite bière, mon petit tchat et mon petit forum, à sortir et aller danser.
Bref, c'est l'involution, la réduction des affects, qui précède l'entrée au monastère, ou le départ dans une île déserte (si seulement il en restait).
A moins que ce ne soit l'Alzeihmer.

http://dilettante.blogspirit.com

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