02 février 2006
INSOUTENABLE.
Ce rapport, intitulé "Éviter un changement climatique dangereux", rassemble les travaux de scientifiques réunis en février 2005 à l'occasion de la conférence "Eviter un changement climatique dangereux", organisée à Exeter par l'office météorologique britannique.
Le premier ministre britannique en signe la préface et déclare :"Il est à présent évident que l'émission de gaz à effet de serre, associés à l'industrialisation et la croissance économique d'une population mondiale qui a été multipliée par six en 200 ans, provoque un réchauffement climatique à un rythme qui est insoutenable (...) Les risques de changement climatique pourraient bien être plus grands que ce que nous pensions".
Le rapport annonce que si la hausse de la température est de 3°C, (ce qui est loin d'être exclus), la moitié des projections maximales pour ce siècle, alors 400 millions de personnes seront confrontées à la faim, des espèces animales disparaîtront et des maladies comme la dengue prendront des proportions pandémiques.
Je ne reprendrais pas tous les points maintes fois repris, mais juste la conclusion :
Ainsi, l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère pourrait avoir des conséquences plus graves que prévu sur l'environnement et la géographie de la planète.
14:04 Publié dans 062.Urgence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
Climat et météo.
La descente aux enfers du thermomètre, observée en Europe de l'est, est parfaitement compatible avec le réchauffement global de la planète, selon des experts interviewés en marge d'un colloque sur le changement climatique à Genève.
"En présence d'un hiver très froid, il peut paraître paradoxal de parler de réchauffement mais ce n'est pas du tout contradictoire", observe le climatologue suisse Martin Béniston, de l'Université suisse de Fribourg.
"Comme tout ce qui touche à la climatologie, ajoute-t-il, il faut regarder le long terme et la tendance moyenne des 20, 30 ou 50 dernières années à l'échelle de la planète, qui est à la hausse, et non un épisode local" comme la vague de froid qui sévit actuellement sur une partie du vieux continent.13:15 Publié dans 01.La météo et le climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
«tipping point» : le point de non retour.
Ce seuil, encore indéterminé, fixerait aussi la concentration de gaz à effet de serre à ne pas dépasser.
De 275 parties par million (ppm) vers 1850, cette valeur qui la décrit est aujourd'hui de 380. Au rythme actuel, elle pourrait monter à 550 ppm d'ici à 2050. «Or les experts estiment que ce point de non-retour pourrait être atteint pour une concentration tombant entre 500 et 1000 ppm, en fonction des mécanismes géoclimatiques entrant en jeu, et de la rapidité des changements», explique Martin Beniston, président du Département de géosciences à l'Université de Fribourg.
De son côté, l'Union européenne a fixé sa pire limite à 2°C d'augmentation.
Mais «pour la respecter avec une probabilité de 60%, la concentration de CO2 devrait être stabilisée à 450 ppm, voire moins», conclut l'expert néerlandais Michel den Elzen dans le rapport.
Or une telle valeur requiert que les émissions globales atteignent leur maximum vers 2015, puis baissent de 30 à 40% d'ici à 2050. «Cet objectif semble intenable», résume pourtant Sir David King, le conseiller scientifique du gouvernement anglais, interrogé par la BBC. «C'est un chiffre de travail et de négociation irréaliste», confirme Martin Beniston.
Malgré la volumineuse compilation de données scientifiques, les Etats-Unis continuent à mettre en doute la survenue d'un tel «tipping point». «Il n'y a aucun consensus sur ce qui constituerait un changement climatique dangereux», a déclaré John Marburger III, le conseiller scientifique de George W. Bush, dans le Washington Post. Avant d'ajouter: «Les Etats-Unis sont les leaders dans l'action contre les changements climatiques parce qu'ils favorisent les nouvelles technologies [non polluantes].»
13:13 Publié dans 061. Avons nous encore le temps de sauver notre mo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre