24 mai 2006

rapport de la mission d'information : introduction

Notre premier constat est que l’accélération du changement climatique est brutale, profonde, définitive. L’effet de serre inaugure une période nouvelle sur toute la surface de la terre et pour tous les peuples.

L’immobilisme est interdit.


Les effets de cette menace sont prévisibles, calculés, dévastateurs. Les changements climatiques se déroulent sous nos yeux : des perturbations considérables, des catastrophes multipliées, dont les images devraient affoler les
plus incrédules.

En un siècle la hausse moyenne des températures a été de 0,6°C, mais de 1°C en France. Elle devrait s’établir entre 1,6 et 6°C au cours du XXI e siècle, et la France, du fait de son exposition particulière au risque climatique, connaître un réchauffement encore supérieur.

La variation moyenne des températures est fonction de nombreux facteurs et évidemment de ce qui sera ou non entrepris. Mais une chose est certaine, la machine climatique a une inertie très forte.

(...)

Ce rapport avait deux écueils à éviter : le simple constat d’une part, et le rejet de l’action d’autre part, au motif qu’il est déjà trop tard, ou que nous sommes trop seuls, ou encore que les technologies sauront bien résoudre le problème en leur temps.

(...)


Ce rapport est le premier qui pose aussi fortement, sur la base de constats scientifiques, la question de l’urgence. Sans nous diviser, et ensemble, nous partageons l’espoir que la question du réchauffement climatique sorte des
laboratoires et des colloques d’experts pour être au premier rang des débats politiques des prochaines grandes échéances électorales.

30 mars 2006

Bon sens.

"(...)tout individu souhaitant la poursuite de la croissance économique souhaite aussi, même s'il ne s'en rend pas compte, la poursuite de la hausse des émissions de CO2 fossile."

Jean-Marc Jancovici, dans le plein s'il vous plaît!, page 22

29 mars 2006

Aéroport Dijon- Bourgogne.

« Un aéroport de dimension à taille humaine, proche de la ville, c'est pour les habitants et les entreprises de la région, une garantie de rapidité, de proximité, de liberté et de qualité de service. Sans oublier, le rôle décisif qu'il joue, au même titre que toute infrastructure, dans l'économie et son rayonnement.

La Bourgogne a la chance d'avoir un aéroport qui a pu s'appuyer sur les collectivités: Conseil Régional, Conseil Général de Côte d'Or, Communauté de l'Agglomération Dijonnaise et Ville de Dijon et sur les services inestimables apportés par la base militaire BA 102. »

 Voici ce que nous pouvons lire sur le site de l’aéroport de dijon.
Cet édito fait l’éloge des qualités liées à sa « taille humaine » et ses qualités de service.

 

Et pourtant ce matin aux informations, on nous assure que développer les activité de cet aéroport est primordial. Comme une évidence, il Faut augmenter le trafic , se développer, s’agrandir, se moderniser, se refaire une jeunesse.

 

Mes recherches m’ont donc conduite à ce site, qui, après un édito ventant les valeurs de son aspect humain déclare :

« Faut-il doter le Grand Dijon, la Côte d’Or et la Bourgogne  d’un aéroport régional ?

Entendez par là un équipement digne de ce nom, capable d’accueillir des vols d’affaires, des lignes régulières dont une ou deux « low cost », ainsi que des vols vacances.
A cette question,  la CCI Dijon et ses partenaires historiques dans la gestion de la plate-forme disent oui. Sans ambiguïté.
Cette conviction s’appuie d’une part, sur les années de gestion de l’aéroport dijonnais et d’autre part, sur
une attente réelle des entreprises et particuliers de Bourgogne.
Un ensemble d’études synthétisées dans le projet  «RENAISSANCE » montrent qu’il en est grand temps, Dijon doit maintenant prendre son envol. »

Messieurs, savez-vous que le pétrole est de plus en plus cher ?

Savez -vous qu’il manque déjà ?

Savez-vous que la planète boue à causes des gaz à effet de serre ? Et que le transport aérien participe fortement à ces émissions.

Je ne suis pas contre les impôts.

Mais savoir qu’une fois encore je vais participer au développement d’une structure contre laquelle je me bats, cela me désole au plus haut point.

Bien sûr, je suis consciente que l’activité aérienne se développe partout dans le monde, Dijon ne fait pas exception. Mais, mon désespoir me pousse à grogner aujourd’hui, sur un cas proche de chez moi.