20 septembre 2006

No comment

Imge extraite du site adbuster.orgmedium_82465.jpg

06 juin 2006

UNICEF....et l'eau.

Tous les détails de l'opération est sur le site UNICEF. Mais voici quelques extrait de la façon dont cela se passe.

"Le programme a été lancé dès janvier 2006 dans certains villages du Niger. Grâce à un premier don de Volvic, l’UNICEF a organisé sur place le forage des premiers puits permettant ainsi de fournir l’accès à l’eau potable à 8000 Nigériens.

Volvic et l’UNICEF vous proposent aujourd’hui de vous engager avec eux pour poursuivre ce programme et fournir de l’eau potable à un plus grand nombre de personnes. Notre ambition est de toucher 8000 personnes supplémentaires grâce à vous.

Pour chaque litre d'eau vendu, Volvic s'engage à financer 10 litres d'eau potable supplémentaire au Sahel.

La mécanique est simple :

Le simple fait d’acheter des bouteilles d’eau nature suffit, il est inutile d’envoyer une preuve d’achat ou un ticket de caisse pour que votre achat contribue au programme.

Toutes les bouteilles et tous les packs Volvic nature vendus en France métropolitaine entre ces dates participent au programme, même si elles n'en portent pas la mention sur l’emballage."

Je ne sais que penser de cette opération que je qualifirais de publicitaire.

Je ne crois plus à la générosité désintéressée. Si la célèbre marque organise cette opération , c'est que cela lui rapporte!

Pour ma part, notre famille ne consomme que l'eau du robinet, même si elle a "un goût" !

L'eau en bouteille coûte très cher au porte monnaie, mais aussi à l'environnement:

Fabrication et recyclage (quand le trie est fait) des bouteilles en pétrole plastique et de leurs emballages, transports des bouteilles aux magasins en camions!

Pour moi, tout cela est une abération.

Maintenant, les gens qui vont acheter de l'eau en bouteille, vont avoir le sentiment de faire une bonne action! Mais pas celui d'être manipulés.

Par contre, des milliers de personnes qui se trouvent confrontées à la sécheresse, en grande partie à cause du dérèglement climatique, donc à cause de nous, auront de l'eau potable!
On ne peut pas faire de repproches à UNICEF!

Le29/03/06. 

 

Ajout du 6/06/06:Lu aujourd'hui dans le journal de la décroissance:

" L'entreprise d'eau minérale Volvic lance l'opération "1 litre pour 10 litres".

Chaque fois que vous polluez en achetant une bouteille de plastique au lieu de prendre l'eau au robinet, Volvic s'engage à puiser de l'eau dans le desert du Sahel pour les Nigérians.

Le tout avec la compromission de l'unicef. Les publicitaires sont des gens extraordinaires: ils font passer un acte polluant pour une bonne action.

 

31 mai 2006

Pourquoi nous ne soutenons pas « Défi pour la Terre »

Pourquoi nous ne soutenons pas « Défi pour la Terre ».

Courant mai, nous avons reçu un message de la Fondation Nicolas Hulot qui nous proposait un échange de liens pour soutenir leur campagne Défi pour la Terre. Voilà notre réponse.

Bonjour.

Cela fait maintenant plusieurs années que nous cherchons à alerter nos concitoyens sur les dangers du réchauffement climatique, et plus nous nous investissons dans ce combat, plus nous nous rendons compte que le temps nous est compté : début 2005 et début 2006, à Londres, 2 rapports successifs ("Relever le défi du climat" et "Éviter un changement climatique dangereux") estiment qu'une élévation de la température de plus de 2° [nous en sommes déjà à plus de 0,6°] entraînera le climat dans un processus irréversible. Pour avoir une chance d'éviter cela, la concentration en CO2 de l'atmosphère ne devrait pas dépasser 450 ppm [nous en sommes à 380ppm avec une augmentation d’environ 2ppm ces dernières années], ce qui nécessite de faire décroître les émissions mondiales en GES avant 2015.

Dans ce contexte, il est effectivement plus que temps que le public soit le plus largement possible informé, et votre campagne y contribue pour une grande part. Malheureusement, les inerties misent en oeuvre, que cela soit au niveau de la biosphère (par exemple, les océans ont commencé à se réchauffer et continueront encore un moment, quoi qu’il arrive) comme au niveau humain (par exemple, renouveler un parc automobile demande une quinzaine d’années), ne permettent pas les demi-mesures. Il est donc clair que le particulier, responsable directement de près de 50% des émissions de CO2 (habitat, transport) et indirectement du reste, doit chercher immédiatement à faire passer ses rejets individuels en dessous du seuil des 500 kg équivalent carbone annuel, si l’on veut simplement arrêter de saturer l’atmosphère.

Or, passer de 2 tonnes à 500 kg demande de diviser par 4 nos émissions en gaz à effet de serre, alors qu’au plus fort de la crise pétrolière des années 70, nous n’étions parvenu à réduire notre consommation énergétique que de 30% ! Qui plus est, les émissions françaises font parties des plus faibles (pour les pays occidentaux), les Allemands devant diviser par 6 les leurs, les Américains par plus de 8.

Nous sommes donc intimement convaincu que la seule voie qui permettra à nos enfants d’avoir un minimum de prises sur leur avenir, passe par un changement radical de notre vie quotidienne. Et ce changement ne pourra pas reposer sur la technologie tant que le moteur de notre société reposera sur la consommation, tout simplement parce que la démultiplication des consommateurs (nous sommes 1,2 milliard d’occidentaux alors que les pays émergeants comptent plus du double d’habitants) annulera d’office tous les éventuels gains écologiques réalisés par le « progrès ». Nous devons donc nous orienter résolument vers un modèle reposant sur la sobriété, ce qui ne pourra pas se faire tant que la publicité cherchera à nous convaincre en permanence que « consommer, c’est vivre ».

Il nous est donc impossible de nous associer à votre démarche tant que celle-ci sera sponsorisé par des médias privé, comme TF1, ou de grandes marques commerciales, comme Loréal ou Leclerc (Marques repères), puisque le but implicite de leur soutien est de nous faire croire que nous pourrons sauver notre planète tout en continuant à augmenter notre consommation. Votre action va donc, au mieux, inciter un certain pourcentage de la population à accomplir quelques gestes symboliques qui leurs donneront bonne conscience, annihilant ainsi tout espoir de les voir remettre en cause un mode de vie qui tue la vie.

Même si cela est dur à dire, nous ne sommes pas en train de partir en croisade pour une quelconque œuvre de charité, mais nous entamons un combat pour la survie de notre espèce, combat que nous devrons mener dans un monde incapable de subvenir à nos besoins (d'après le rapport de synthèses sur l'Évaluation des écosystèmes pour le Millénaire - l'ONU s'est fixé 48 indicateurs pour suivre l'évolution globale pour le millénaire - 60% environ des bienfaits que procure l’écosystème mondial pour soutenir la vie sur terre - eau douce, air pur et climat relativement stable - sont en voie de détérioration ou utilisés de façon non viable) alors même que l’énergie abondante que nous avons connu va nous faire défaut.

Nous devons donc tout faire pour alerter nos concitoyens, mais sans que notre message puisse être récupérer pour des profits commerciaux.