16 octobre 2005

Transport aérien.

Les transports aériens contribuent de façon croissante au changement climatique.

Au niveau de la communauté européenne la part du trafic aérien est d’environ 3 % des émissions de gaz à effet de serre, essentiellement au travers du CO2 émis.

Ce chiffre de 3 % peut paraître faible, mais du fait d’une forte croissance des vols internationaux, les émissions de CO2 de ce secteur ont augmenté de 73 % entre 1990 et 2003 et pourraient atteindre les 150 % à l’horizon 2012.

D’après la Commission européenne chargée de l’environnement, cette seule croissance rapide pourrait annuler plus du quart des « bénéfices » générés par la mise en application du protocole de Kyoto.

La Commission estime que le meilleur moyen de diminuer l’impact provenant de l’aviation serait d’intégrer ce secteur, qui ne l'est pas encore, aux secteurs économiques soumis aux quotas de CO2 fixés par Kyoto.

La Commission souhaite une mise en application de ces mesures pour la mi-2006.

La bataille sera rude et n'est pas gagnée car les Etats Membres, déjà inquiets par l’état financier des compagnies aériennes confrontées à l’augmentation du prix du pétrole, seront de toute évidence réticents et feront leur possible pour limiter les mesures.

Source: article de Michel Sage sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2056

le 15/10/2005.

Sécheresse en Amazonie.

Le nord du Brésil et l'Amazonie connaissent actuellement une sécheresse exceptionnelle.

Selon les études de la station de surveillance de la forêt amazonienne le fleuve Amazone a baissé de quinze mètres par rapport à son niveau habituel. Du jamais vu depuis 40 ans.

Une explications à ce phénomène est trouvée dans la température élevée de la surface de l'Atlantique:

"La température élevée de l'océan constatée cette année est à l'origine de la formation des cyclones dévastateurs qui remontent en direction des Etats-Unis. Dans le même temps, cela provoque l'installation de hautes pressions sur les régions situées plus au sud. Or, quand les pressions sont hautes, il y a moins de pluie", expliquait le chercheur hier dans les colonnes du magazine britannique Nature.

Source: article de Cécile Fargue sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2053
du 13/10/2005.

13 octobre 2005

Quotas de CO2 personnels

quotas de CO2 personnels

 

D’ici une dizaine d’années, tous les résidents britanniques pourraient se voir doter d’une carte de « crédit personnel de carbone », l’équivalent d’un « permis à points » de droits d’émission de gaz à effet de serre. Rendue publique et examinée depuis quelques mois par l’administration Blair, la radicalité de la proposition fait débat.

 

Source : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id...

 

le principe des « domestic tradable quotas » - quotas domestiques négociables (DTQs) - consiste à attribuer à chaque habitant du Royaume-Uni une quantité identique de droit d’émission de gaz à effet de serre ou d’équivalent carbone. Ce plafond individuel, matérialisé par une carte de paiement, valable un an et fractionnée en unités carbone (chacune égale à 1 kg de gaz carbonique), est ensuite dépensé au quotidien. En fonction des achats et consommations d’énergies contribuant à l’effet de serre : plein de carburant, facture d’électricité ou de gaz, billets d’avion, etc… on retire de la carte un certain nombre de points.

 

Depuis peu, ce qui n’était au départ qu’une recommandation d’experts est devenu une affaire politique. Après un projet de loi – The Domestic Tradable Quotas Act - déposé en juillet 2004 par le député travailliste Collin Challen, puis un débat à la chambre des communes, l’influente Commission Développement Durable a recommandé à son tour, cet été, à l’exécutif anglais de « onsidérer sérieusement » une mesure de ce type. « Les allocations personnelles de carbone sont une idée intellectuellement très séduisante » a déclaré Elliot Morley, le ministre de l'environnement du gouvernement Blair. Interrogé par la presse britannique, il a confirmé qu’un plan était bien à l'étude, mais à un stade très préliminaire. « La mise en place sera potentiellement très coûteuse, mais cela ne doit pas nous nous empêcher d'en évaluer les bénéfices. (…) Il faudra sans doute 10 ans de débat avant d'arriver à quelque chose. »

De 2003 à 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont encore augmenté de 1,5 % en Grande-Bretagne. Un niveau jamais atteint, mais peut-être assez élevé pour rendre un plan DTQs acceptable par les citoyens britanniques.