08 décembre 2005

Est-ce que la simplicité volontaire c’est se priver ?

Extrait de la foire aux questions de décroissance.info

Certains reprochent aux décroissants de refuser en bloc le confort et la technologie, de prêcher l’ascétisme et la privation lorsqu’ils parlent de simplicité volontaire, bref d’être un peu des crispés. C’est là se méprendre sur un point essentiel, car ça sous-entend qu’une simplicité volontaire ne peut pas être agréable et appétissante, et qu’on ne peut adopter un tel mode de vie qu’en s’y contraignant.

Une simplicité volontaire est un mode de vie qui pollue moins, produit moins de déchets, et qui consomme moins de ressources non renouvelables. Mais vivre dans une simplicité volontaire ne consiste aucunement à se priver ni à s’auto-réprimer, ce n’est pas vivre dans la frustration. Il ne s’agit pas par exemple de prendre les transports en commun ou son vélo "pour la bonne cause" en pensant que quand même on préfèrerait y aller en voiture, de se forcer à ne pas acheter des choses dont on a envie, de préparer ses repas au lieu de réchauffer des plats cuisinés au micro-ondes mais en râlant parce que ça prend du temps, etc... Il ne s’agit pas de se forcer à le faire, mais de le faire parce qu’on en a envie. La simplicité volontaire consiste dans un premier temps à décoloniser l’imaginaire, à désirer autrement, comme le dit entre autres Miguel Benasayag. Comment peut-on trouver le vélo plus désirable que la voiture individuelle ? Comment cultiver un potager peut-il être plus désirable que de consommer des légumes achetés en grande surface ? Comment, pendant trois heures et demie par jour [1], faire autre chose que regarder la télé peut-il être plus désirable que de la regarder ?

Pour cela, il s’agit d’abord de garder un regard critique, de ne pas considérer comme une certitude que le mode de vie classique des pays riches est par essence le meilleur, et surtout il s’agit de découvrir d’autres modes de consommation associés à d’autres modes de vie, plus riches, plus agréables, plus appétissants. Peut-être ce site vous permettra-t-il de trouver quelques pistes de réflexion à ce sujet.

[1] Durée moyenne que passe un habitant de l’union européenne à regarder la télévision

07 décembre 2005

Les produits manufacturés

Dès que l'on n'achète pas un produit manufacturé, on économise l'énergie nécessaire pour fabriquer le produit en question.

On peut commencer par ne pas acheter de choses dont on se servira une fois par an ou dont on n'a pas vraiment besoin, mais pour "aller plus loin" l'idéal est aussi de réduire sa consommation d'objets manufacturés : voitures, ordinateurs, jouets, électronique, vêtements, etc...

Cela signifie, hélas pour les industriels, que dans le contexte actuel moins on fait tourner l'économie manufacturière et plus on est vertueux sur le plan des émissions de gaz à effet de serre :lacroissance économique "fait de l'effet de serre".

Cela signifie aussi que, en tant que consommateurs, nous avons une responsabilité dont nous ne pouvons nous exonérer : nous ne pouvons à la fois demander aux politiques la réduction collective des émissions et souhaiter pour nous-mêmes la croissance de nos consommations individuelles.

JM Janvovici, www.manicore.com

06 décembre 2005

Offrez une tirelire virtuelle !!

Pourquoi ne pas réapprendre à consommer en revenant aux fondements : les économies ? Que vous soyez pragmatique, et que vous souhaitiez mettre réellement de l'argent de côté, ou plutôt idéaliste, et que vous préférez comptabiliser le CO2 que vous n'émettez pas (ou tout autre chose),( voir exemple colone de gauche) nos tirelires vous permettent d'afficher publiquement vos progrès.


Il fut un temps où l'on apprenait aux enfants à anticiper l'avenir en les initiant aux principes de la prévoyance. À cette époque, l'outil pédagogique de base était la tirelire. Comme le cochon qu'on engraisse, celle-ci était synonyme de joies futures, que l'on construit petit à petit en évitant de gaspiller inconsidérément ce qui peut l'être. Apprendre à donner des limites raisonnables à ses besoins, pour bâtir pas à pas un projet d'envergure, entraîne l'enfant dans un mode de réflexion qui lui permet de se structurer.

De nos jours, où tout est fait pour pousser le consommateur à un comportement compulsif, il nous semble important de réapprendre à consommer. Pour nous y aider, et sur une idée originale de Dilettante, nous avons décidé de mettre à la disposition de tous des tirelires virtuelles.

Cliquez directement sur l'adresse suivante (ou en haut de page) pour découvrir les différentes étapes de la création de votre tirelire ou de celle que vous offrez.

N'hésitez pas à poser des questions si vous rencontrez un problème.

Extrait du texte de TM, sur www.VieRurale.com

 

Ajout du 6/12/05:

visualisez les tirelires déjà créées.

Choisissez votre propre image pour personaliser la votre!