12 décembre 2005
Limitation volontaire.
"La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement.
C'est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres. Il faut un minimum de bien-être et de confort ; mais, passé cette limite, ce qui devrait nous aider devient une source de gêne.
Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n'est que poursuite du vent. Ce faux idéal n'est qu'un traquenard."
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Calendrier de l'avent.
Sans plastique, sans carton, sans chocolat et importé de Suisse sans poluer (si on fait abstraction du fait qu'il faut un ordinateur et de l'électricité pour l'allumer...)...voici le calendrier de l'avent de la décroissance...
http://calavent.ee-si.ch/index.htm
Je ne suis pas en avance, mais mieux vaut tard que jamais...
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08 décembre 2005
Seul(e)s ?
Souvent, ce qui me décourage dans mes efforts de décroissance c'est le fait de se sentir très seuls.
En balade sur internet, il est possible de découvrir d'autres décroissants. Grâce au journal des "casseurs de pub"( la décroissance, le journal de la joie de vivre), je vois qu'il y a du monde qui s'implique dans un mode de vie décroissant.
Mais, ici , dans mon village, où je rencontre des gens "en vrai", quelle solitude!!
Je me dis parfois qu'il serait plus simple de vivre la décroissance volontaire en s'isolant plus du monde.
Et si les enfants n'allaient pas à l'école? Finies les comparaisons et les besoins que la mode impose.
Se débarrasser de la télé apportrait sûrement beaucoup de bonnes choses à ma famille, mais le pas est difficile à franchir.
Nous refusons beaucoup de choses à nos enfants, du style faire 20 km pour aller passer quelques heures chez une copine, pas d'activités extra-scolaires qui imposeraient des déplacement continuels, pas de vacances à la mer, les achats superflux sont pesés, renoncés ou d'occasions.
Noël: période difficile pour ne pas croitre: c'est l'horreur!
Tous les copains:copines ont des tas de choses ou vont avoir....J'ai du mal à dire: ben non, nous devons réfléchir à l'impact de nos consommations sur l'environnement, alors, pas trop de cadeaux, pas de made in China (autant dire qu'on est très vite limité, voir impossible). Et encore, nous n'avons plus de publicité dans la boite à lettres!
Notre alimentation a changé: fini les bananes, les lichis, les avocats et autres fruits importés (même le poires de Nouvelles Zélande sont moins chères que les poires de Savoie!). Limitation du chocolat (mais on a cédé pour les papillottes de Noël). Le café est reservé aux petits plaisirs occasionnels ou quand nous avons des invités (nous avons déjà offert de la chicorée, mais elle a mauvaise réputation, pourtant tout n'est question que d'habitude). La viande n'a pas complétement disparu de notre régime alimentaire, il y en a une à deux fois par semaine (ce qui ravi ma fille ainée qui est végétarienne depuis 3 ans et demi).
Bref, beaucoup de changement et d'efforts qui ne sont pas compris par tous ceux qui ne comprennent pas la gravité de la situation.
Le plus désagréable, c'est quand on nous dit que cela ne sert à rien, qu'on ne va pas changer l'avenir de la planète parce qu'on ne mange pas de viande! C'est si faux!
En tout cas, nous pourrons dire que nous avons fait ce que nous pouvions à notre echelle.
Enfin voilà, actuellement, je souhaiterais pouvoir communiquer avec des familles qui auraient vécu les mêmes évolutions que nous.
Comment faire accepter tous ces "sacrifices" aux enfants ! car pour eux, il me semble que c'est encore plus dur. A leurs âges (12, 11 et 8 ans), ils vivent beaucoup par rapport aux autres et il est difficile de se sentir différent.
(Par exemple, si ma fille ne va pas à une invitation :elle ne dit pas que nous refusons les déplacement pour des raisons écologiques, c'est trop difficile à expliquer; elle dit que nous sommes déjà pris ce jour là.)
Comment supprimer la télé sans provoquer la révolution! Je m'y sens prête, mais dois-je l'imposer au reste de la famille?
Bref, je suis en quète d'échanges avec des personnes qui pourraient nous conseiller ou nous soutenir dans notre marche vers la décroissance.
La note "est-ce que la simplicité volontaire c'est se priver?" me perturbe quelque peu.
Oui, je veux décroitre, oui, je veux réduire mon emprunte écologique, mais quand on dit:" Il ne s’agit pas de se forcer à le faire, mais de le faire parce qu’on en a envie.", j'en arrive a me demander où j'en suis.
Même si je me sens libérée de l'emprise de la publicité et de la société de consommation, et que je me sens plus libre de mes actes parce que j'ai compris que le mode de vie que j'avais avant n'était pas bon; même si je fait ces démarches de bon coeur parce que j'en ai envie et que j'estime que c'est ma responsabilité, pour l'instant cela est encore un effort ! (cueillir ses fraises , ses salades, ses poireaux, et tomates, etc dans son propre potager est un réel plaisir, c'est certain. Le travail que cela demande rend la récolte encore plus savoureuse! Mais je ne vais pas forcément aller arroser le soir avec plaisir, ou désharber en chantant)
Toutes ces reflexions sont plutôt sinueuses, mais, j'espère, pas trop illisibles.
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