05 mai 2005

Sur le logement .


Préambule:

Contrairement au transport, où la grande majorité d'entre nous utilise des véhicules fonctionnant au pétrole, les énergies de chauffage sont nettement plus variés. Il est donc important de classer ceux-ci par rapport à leur rejet en gaz à effet de serre. À ce stade, nous nous contenterons des énergies "classiques".

Par ordre décroissant en émission, autrement dit du plus mauvais élève au meilleur, nous trouvons sans conteste le fioul (856 kg/tep), gaz (651 kg/tep). Ensuite viennent le bois et l'électricité, dans les mêmes ordres de grandeur : 20 kg/tep.

Note 1 : bien que le bois dégage du carbone en se consumant, il est considéré comme propre dans les pays qui replante leurs forets au fur et à mesure qu'ils les coupent. En effet, le CO2 rejeté est alors absorber par les nouvelles plantations.

Note 2 : l'électricité ne dégageant aucun gaz, c'est l'énergie qui est utilisée pour la produire qui est retenue. En France, nous obtenons une valeur de 19 kg/tep, car 97% de notre courant est fourni par des énergies propres en CO2 (nucléaire, barrage, ...).

Note 3 : les valeurs sont données pour "le cycle de vie", c'est à dire en prenant en compte toutes les émissions intermédiaires nécessaires à la fourniture de l'énergie finale (par exemple, la construction d'un barrage engendre des rejets de carbone). Pour plus d'informations sur tous ces chiffres, lire " Existe-t-il des énergies sans CO2 ?" de Jean-Marc Jancovici.



Au niveau du chauffage, il n'y a qu'une solution pour réduire nos émissions sans se lancer dans les travaux : baisser la température !

Effectivement, vous aurez moins chaud, mais rien ne vous empêche de mettre un pull. En contre-partie, vous gagnerez 7% sur votre consommation pour chaque degré diminué. Autrement dit, si vous passez de 22° à 19°, vous économiserez plus de 20%, ce qui veut dire que 3° de moins = 500 kg de CO2 ! (20% de 2,5T)

TM sur VieRurale.com

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