05 mai 2005
Pourquoi la décroissance volontaire ?
La vie de chacun est faite d'étapes, que nous abordons tous en fonction de notre éducation, de notre culture et de notre personnalité. Ces interactions nous façonnent, individuellement et collectivement. S'il est clair que, même au sein d'une seule famille, tous les enfants sont différents, notre milieu commun, autrement dit "notre société", apporte à chacun d'entre nous des valeurs qui nous cimentent et nous unissent.
Qui plus est, comme nous recherchons tous ce que nous dénommons habituellement "le bonheur", nous avons naturellement tendance à faire nôtre la définition qu'en donne le reste du groupe. Quand on voit la luxuriance de notre civilisation occidentale, de laquelle semble exclues toutes les misères du monde, on ne peut que souhaiter en faire parti.
Malheureusement, il s'avère que notre mode de vie tue la vie. Le constat est amère, et il ne s'accepte pas facilement, mais il est sans appel. Voilà maintenant des années que des milliers de savants, de tous pays et de toutes disciplines, s'inquiètent des modifications que nous apportons à notre atmosphère, et leurs conclusions ne sont plus remisent en cause.
Pourtant, le message a du mal à se répandre, et même quand on arrive à le diffuser, les consciences ne s'ouvrent pas. Au fil des mois, où nous avons cherché à engager le débat autour de nous, il s'est avéré que l'écrasante majorité de nos concitoyens estime que la solution ne peut pas venir d'eux. Et quand ils vous assènent, hargneusement ou fièrement, suivant la tournure de la discussion, qu'ils trient leurs déchets et qu'ils ont installé des ampoules basse consommation, tout est dit.
Dans ces moments là, vous comprenez la force des clichés. Au moment où j'écris ces lignes, la France commence à s'inquiéter de la disparition de la bio-diversité. Dans mon esprit, ce sujet ne peut que déboucher sur les gaz à effet de serre, cause du dérèglement climatique qui va engendrer la disparition de millions d'espèces animales et végétales. Or, quel est le cliché que véhicule ce problème auprès du public ? L'ours des Pyrénées ! Comme si la réintroduction d'un prédateur, qui se trouve donc situé au sommet de la pyramide de la chaîne alimentaire, allait pouvoir limiter en quoi que ce soit la disparition de la bio-diversité...
Face à ces constatations, nous n'avons pas souhaité orienter nos réponses au dérèglement climatique vers un combat public, mais nous ne voulons pas non plus nous contenter d'informer sans proposer. La seule solution qui nous reste est donc d'essayer d'interpeller la personne, et uniquement la personne.
C'est pourquoi nous avons décidé de montrer comment tout un chacun pouvait parvenir à limiter ses émissions de gaz à effet de serre, sans pour autant renier épanouissement et bonheur.
T.Meyer , webmaster de VieRurale.com.
08:40 Publié dans 09. Décroissance volontaire (prologue) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Décroissance volontaire
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