06 juin 2005
Le phénomène de l'effet de serre est inquiétant, pour ne pas dire catastrophique.
Le phénomène de l'effet de serre est inquiétant, pour ne pas dire catastrophique. En effet, comme pour la couche d'ozone, ses causes et ses conséquence sont mondiales. Malheureusement, le combattre revient à remettre en cause les fondements même de nos sociétés modernes. Pourtant, ses répercussions se font déjà sentir et, quoi que nous fassions, nous devrons les subir et les combattre sur des dizaines d'années, comme nous le démontrent les extraits ci-dessous , obtenues sur le site gouvernemental dédié à l'effet de serre.
Texte de Dominique Dron, Présidente de la Mission interministérielle de l'effet de serre.
Plusieurs milliers de chercheurs du monde entier ont depuis 1988 confronté leurs résultats et fait converger leurs modèles dans le cadre du Groupement Intergouvernemental d'Etudes sur le Climat (GIEC). Les résumés pour décideurs de leurs trois rapports successifs ont été approuvés ligne à ligne par tous les Etats, y compris Etats-Unis et pays de l'OPEP. L'Académie des Sciences américaine en a confirmé en 2002 les résultats et l'administration fédérale a dû en prendre acte. La controverse sur la réalité du dérèglement climatique en cours que semblent encore porter quelques voix isolées, mais persistantes, semble donc close pour l'essentiel. Qu'en est-il donc aujourd'hui de notre compréhension du phénomène de l'effet de serre, et quelles en sont les conséquences pour les démarches territoriales ?
Selon les travaux du GIEC, la température moyenne du globe pourrait s'élever d'ici 2100 de 1,4°C (le mieux qui puisse se produire) à 5,8°C. La moitié de cet écart vient des incertitudes sur les fonctionnements biophysiques eux-mêmes, l'autre moitié dépend des politiques que nous mettrons en œuvre. 4 à 6°C de plus en moyenne sur le globe, soit 6 à 8°C de plus en moyenne sur les continents, ce serait l'équivalent du passage d'une période glaciaire à une interglaciaire en 100 ans au lieu de 10 à 20 000 ans, ce qui donne une idée de la violence du choc pour les écosystèmes, notamment végétaux, et pour les sociétés humaines.
Le soucis majeur de ce phénomène est qu'il est intimement lié à notre consommation d'énergie, qui est elle même directement dépendante de notre niveau de vie. Or, les pays développés ne jurent que par la croissance, et les pays émergeant (Chine, Inde, ...) ont des populations importantes qui n'aspirent qu'à un peu plus de confort.
Source VieRurale
09:40 Publié dans 04.Faisons le point. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
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