07 décembre 2005
Les produits manufacturés
Dès que l'on n'achète pas un produit manufacturé, on économise l'énergie nécessaire pour fabriquer le produit en question.
On peut commencer par ne pas acheter de choses dont on se servira une fois par an ou dont on n'a pas vraiment besoin, mais pour "aller plus loin" l'idéal est aussi de réduire sa consommation d'objets manufacturés : voitures, ordinateurs, jouets, électronique, vêtements, etc...
Cela signifie, hélas pour les industriels, que dans le contexte actuel moins on fait tourner l'économie manufacturière et plus on est vertueux sur le plan des émissions de gaz à effet de serre :lacroissance économique "fait de l'effet de serre".
Cela signifie aussi que, en tant que consommateurs, nous avons une responsabilité dont nous ne pouvons nous exonérer : nous ne pouvons à la fois demander aux politiques la réduction collective des émissions et souhaiter pour nous-mêmes la croissance de nos consommations individuelles.
JM Janvovici, www.manicore.com
11:10 Publié dans 12. Décroissance et politique. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 décembre 2005
Offrez une tirelire virtuelle !!
Pourquoi ne pas réapprendre à consommer en revenant aux fondements : les économies ? Que vous soyez pragmatique, et que vous souhaitiez mettre réellement de l'argent de côté, ou plutôt idéaliste, et que vous préférez comptabiliser le CO2 que vous n'émettez pas (ou tout autre chose),( voir exemple colone de gauche) nos tirelires vous permettent d'afficher publiquement vos progrès.
Il fut un temps où l'on apprenait aux enfants à anticiper l'avenir en les initiant aux principes de la prévoyance. À cette époque, l'outil pédagogique de base était la tirelire. Comme le cochon qu'on engraisse, celle-ci était synonyme de joies futures, que l'on construit petit à petit en évitant de gaspiller inconsidérément ce qui peut l'être. Apprendre à donner des limites raisonnables à ses besoins, pour bâtir pas à pas un projet d'envergure, entraîne l'enfant dans un mode de réflexion qui lui permet de se structurer.
De nos jours, où tout est fait pour pousser le consommateur à un comportement compulsif, il nous semble important de réapprendre à consommer. Pour nous y aider, et sur une idée originale de Dilettante, nous avons décidé de mettre à la disposition de tous des tirelires virtuelles.
Cliquez directement sur l'adresse suivante (ou en haut de page) pour découvrir les différentes étapes de la création de votre tirelire ou de celle que vous offrez.
N'hésitez pas à poser des questions si vous rencontrez un problème.
Extrait du texte de TM, sur www.VieRurale.com
Ajout du 6/12/05:
visualisez les tirelires déjà créées.
Choisissez votre propre image pour personaliser la votre!
10:05 Publié dans 071. Agir simplement. , 12. Décroissance et politique. , Réfléxions.... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 novembre 2005
Interview de Bruno Clémentin par Eric Mainville
Merci à Eric Mainville qui m'autorise à reproduire ici une entrevue avec Bruno Clémentin ( président de l'institut d'études économiques et sociales pour la décroissance soutenable).
(source http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/ )
Bruno Clémentin : « Les journalistes ont du mal à parler de décroissance »
Bruno Clémentin est membre du collectif Casseurs de pub. Il fait partie du comité éditorial de la revue La Décroissance. Il est cofondateur de l'Institut d'études économiques et sociales pour la décroissance soutenable (IEESDS). Il est également comédien.
Quelle a été la réaction dans les milieux proches de la Décroissance à la lecture des articles du Monde du 24 septembre dernier ?
Il y a eu pas mal d’échos. Dans l’ensemble, les gens sont contents qu’on lise le mot « décroissant ». Mais ils sont surpris. Ils ne se reconnaissent pas trop dans ces articles. Ils se demandent quels sont ces gens qu’on interviewe et en quoi ce qu’ils disent a à voir avec la décroissance.
Quelles sont les principales critiques que vous feriez concernant ces articles ?
Il me semble qu’ils mélangent un peu tout. Ils présentent le mouvement comme s’il était quelque chose d’uniforme. Des personnes sont interviewées, on ne sait pas trop pourquoi. La journaliste a dû entrer dans un magasin bio, elle a vu des clients et elle en a conclu : « c’est ça les décroissants ». On a un peu l’impression de lire un micro trottoir fait par un élève de 5ème ou de 6ème. C’est un peu court. Au final, l’ensemble remplit quasiment une page du Monde mais c’est vraiment du papier gâché.
Vous voulez dire, du point de vue écologique ?
Non, du point de vue intellectuel.
Peut-on dire que le journaliste du Monde est ironique à l’égard des anti consommation ?
Bien sûr. Nous ne sommes pas pris au sérieux. La journaliste parle des marqueurs, des nez de clown : c’est un peu léger.
Pourquoi, selon vous, les journalistes ne vous prennent-ils pas au sérieux ?
Actuellement, tout le monde pense à travers des schémas de croissance économique. Dans une rédaction comme celle du monde, très peu de journalistes traitent de sujets sous l’angle de la décroissance.
De quel traitement les mouvements « décroissants » font-ils l’objet dans les médias ?
Quand nous menons des actions, les médias en rendent compte. Ca a été le cas, par exemple, lors de la marche pour la décroissance en juin dernier. Mais ça ne suscite pas une grande réaction. La décroissance n’est sans doute pas un sujet qui donne lieu à actualité.
Les journaux n’abordent pas la question de la décroissance parce que c’est contre leur intérêt ?
Non, ce n’est pas contre leur intérêt, mais la logique dans laquelle sont pris les journalistes fait qu’ils ne peuvent nous traiter que par la dérision. En général, ils ont du mal à parler de décroissance. Libé, par exemple, nous traite de tribu. Ca n’est pas très sérieux.
Quel poids représente les mouvements décroissants ?
J’estime qu’il y a en France 500 000 personnes qui vivent proprement, c’est-à-dire sans trop polluer, si on comptabilise les gens de Greenpeace, Sortir du nucléaire, Silence, Nature et progrès, La décroissance… Nous vendons 15 000 exemplaires en kiosque de la revue la Décroissance, à quoi s’ajoutent 5500 abonnés et 2000 ventes militantes.
Propos recueillis par Eric Mainville
Note publiée aussi sur le blog réchauffement climatique
13:30 Publié dans 12. Décroissance et politique. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15 novembre 2005
L'ESPOIR...peut être...
Pour la première fois de ma vie (bon, je ne suis pas si vieille quand même), j'ai fais le choix d'adhérer à ...un parti politique. Et je n'aurais pas honte de le dire. Même si dans notre pays, la politique est un sujet un peu tabou, lors des prochaines éléctions je serais fière de dire que je vote pour
LE PARTI POUR LA DECROISSANCE.
Et oui il existe enfin!
Extrait de la page d'accueil du site :
Création du PARTI POUR LA DECROISSANCE. Suite aux Etats-généraux de la décroissance équitable qui se sont déroulés le 15 octobre 2005 à Lyon en rassemblant plus de 300 personnes, le PARTI POUR LA DECROISSANCE annonce sa naissance. Le mouvement pour la décroissance prend de l’ampleur dans la société et il se concentre maintenant sur son indispensable articulation politique. Au moment où nous atteignons le pic d’extraction du pétrole, le choix ne se pose pas entre croissance et décroissance mais entre récession ou décroissance, c’est-à-dire entre le chaos ou une décroissance soutenable et équitable préservant et renforçant la démocratie et l’humanisme. Le PARTI POUR LA DECROISSANCE s’attelle aujourd’hui à la présentation de candidats dans toutes les circonscriptions françaises en 2007 pour présenter la décroissance à l’ensemble de nos concitoyens.
Le PARTI POUR LA DECROISSANCE appelle toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la décroissance soit portée dans le champ politique à le rejoindre.
10:20 Publié dans 12. Décroissance et politique. | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
Commerce équitable.
Au risque de choquer certains, je ne cache pas que je suis contre le commerce équitable.
Et je vous invite à consulter ce texte de Bruno Clémentin et Vincent Cheynet, qui explique très bien en quoi le commerce équitable est loin d'être équitable.
1 - Le commerce " équitable" est inéquitable. En effet, pour qu'un échange soit réellement équitable, les conditions de protection sociale et de rémunération des individus qui produisent devraient être identiques à celles des personnes qui consomment.
2 - Le commerce équitable favorise la concurrence déloyale
3 - Le commerce équitable ne tient pas compte des coûts écologiques
4 - Le commerce équitable favorise l'appauvrissement de la biodiversité
5 - Le commerce équitable accompagne la "déculturation " de la production
6 - Le commerce équitable nous éloigne de l'essentiel : re-localiser l'économie
7 - Max Havelaar cautionne la grande distribution8 - Le commerce équitable cautionne la mondialisation
9 - Le commerce équitable est une forme du néocolonialisme
10 - Le commerce équitable participe à l'idéologie de la soumission
10:20 Publié dans 12. Décroissance et politique. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note