05 octobre 2005
La fonte des glaciers
La première conséquence de ce réchauffement concerne, bien évidemment, la fonte des glaces. Pour ne donner que quelques exemples, sur les 100 dernières années, les glaciers des Rocheuses du Canada ont diminués de 75% en volume, ceux du Kilimandjaro de氰ש0%, ceux des Pyrénées espagnoles de 80%.
[Récapitulatif sur
Harmonie Terre]
Même l'Arctique fond de plus en plus vite, (...)puisque la fonte totale de sa calotte, l'été, est prévue à l'horizon 2040 [d'après l'étude sur l'impact des changements climatique en Arctique (ACIA)] !
Ilulissat, à 250 km au nord du cercle arctique, avec son fjord glacé parsemé d'icebergs, a été inscrite en 2004 au patrimoine de l'Unesco. Mais son glacier, Sermeq Kujalleq, a reculé de plus de 11 km depuis les années 60. Le glacier Kangerdlugssaq, sur la côte Est du Groenland, est devenu l'un des plus rapides au monde : il se déplace à une vitesse annuelle de 14 km d'ouest en est vers la mer contre 5 km par an en 1988 !
Du côté de l'Antarctique, même si la température a moins augmenté, l'effondrement d'énormes pans de la plate-forme glacière de Larsen-B au cours des 10 dernières années est le plus important depuis au moins 10.000 ans.
Du coup, il faut forcément s'attendre à une élévation du niveau de la mer. Effectivement, celle-ci est déjà monté d'une vingtaine de centimètres, et on prévoit une élévation d'un mètre à plus ou moins longue échéance. Même si le niveau de la mer va plus s'élever du fait de la dilatation de l'eau (qui augmente de volume quand la température augmente) plutôt que par l'apport des fontes, il serait assez naïf de penser qu'une simple surélévation des digues permettra de contenir le phénomène.
D'une part, certaines zones, et non des moins peuplées (comme les îles ou les delta), n'auront pas la possibilité de se protéger derrière des barrières de béton, mais surtout, l'eau profite des marées, ou des résurgences, pour venir polluer les cultures et les nappes phréatiques en y déposant son sel.
article rédigé par TM sur www.VieRurale.com
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03 mai 2005
Hausse du niveau de la mer
Un peu d'eau avec votre réchauffement ?
Hausse du niveau de la mer
Le niveau des océans augmenterait de 15 à 95 cm d'ici 2100. Les zones côtières et les deltas - qui abritent plus de la moitié de la population mondiale - risquent d'être inondés ou partiellement noyés. Or, ces régions comptent parmi les terres les plus riches du monde et assurent une grande partie des récoltes mondiales de riz. En France, l'élévation du niveau de la mer provoquerait l'inondation permanente de la Camargue.
source:climaction.org
09:45 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
15 mars 2005
Les prévisions.
4 à 6°C de plus en moyenne sur le globe, soit 6 à 8°C de plus en moyenne sur les continents, ce serait l'équivalent du passage d'une période glaciaire à une interglaciaire en 100 ans au lieu de 10 à 20 000 ans, ce qui donne une idée de la violence du choc pour les écosystèmes, notamment végétaux, et pour les sociétés humaines.
11:00 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
Il faut réagir.
Mais arrêtons la surenchère et revenons à des faits avérés. Les résultats de la première étude complète sur l'impact du réchauffement climatique, réalisée par une vingtaine de chercheurs internationaux (sous la direction du biologiste britannique Chris Thomas, de l'Université de Leeds, en Angleterre), ont été publiés le 8 janvier 2004 dans la revue scientifique Nature.
[Nature ( http://www.nature.com/) est une revue scientifique à comité de lecture].
Cette publication démontre que même une très faible augmentation de la température moyenne du globe - et je rappelle que nous savons déjà que, quoi que nous fassions aujourd'hui, nous atteindrons les fourchettes basses des prévisions ! - a des répercussions catastrophiques sur notre écosystème.
Pour ne prendre que l'exemple du pommier, les chercheurs de Provence (Avignon) suivent de très près l'adaptation du Carpocaps (larve de papillon) au changement de climat. En effet, sa reproduction étant extrêmement liée à la température, et il arrive de plus en plus fréquemment que 3 générations se succèdent dans la même année, faisant passer de 500 à 10 000 le nombre de pommes qu'il détruit ! Soit des pertes multipliés par 20 ! Mais ce n'est pas tout, car il aura bientôt le soutient d'un autre insecte, la Pyral des fruits, qui sévit normalement au moyen orient, et qui a commencé à faire des apparitions dans la région...
Il n'est pas non plus difficile de comprendre qu'une espèce comme l'abeille, dont la reproduction est très sensible à la température (les ouvrières sont obligées de ventiler les ruches pour conserver une certaine température), intervient directement sur ce qui arrive dans notre assiette. L'Europe a même lancé un programme d'étude [ALARM - Assessing LArge-scale environmental Risks for biodiversity with tested Methods] sur 5 ans (2004-2008), pour étudier ces pollinisateurs qui interviennent dans 84% des espèces cultivées sur notre continent.
Dans le même ordre d'idée, on peut remarquer qu'une différence d'1° équivaut à un décalage vers le nord des zones de végétation de 100 à 150 km. La question devient donc : combien de temps faut-il à la végétation pour parcourir 100 kms ?
Une autre question a aussi tout son intérêt : y a-t-il la moindre chance que la situation se stabilise si nous ne faisons rien ?
Notre monde est le résultat d'un équilibre fragile. De nombreuses zones de notre planète, aussi bien terrestres que maritimes, nous démontrent que le foisonnement de la vie disparaît dès que certains de ces paramètres ne sont plus respectés. Or, chaque jour qui passe fait augmenter notre surplus de gaz à effet de serre, que celui-ci provienne d'un avion, d'une usine ou simplement de notre véhicule.
N'attendons donc pas d'être alité pour comprendre que nous sommes malade. Alors, agissez avec nous !
10:40 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
Que risquons nous?
En raison du réchauffement climatique, un quart des espèces animales et végétales pourrait disparaître d'ici 2050. Un million d'espèces animales et végétales pourraient ainsi être rayées du domaine du vivant. Même le cas d'un faible réchauffement (soit une augmentation de la température moyenne de 0,8 à 1,7 degrés) entraînerait l'hécatombe de 9 à 31% des espèces étudiées. La fourchette atteindrait 15 à 37% en cas de réchauffement moyen (+ 1,8 à 2°) et 21 à 52% en cas de réchauffement important (plus de 2°).
10:30 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Que représente quelques degrés de plus pour notre environnement ?
Que représente quelques degrés de plus pour notre environnement ?
Tout d'abord, il faut bien comprendre que ces valeurs sont des moyennes, et qu'il ne faut donc pas espérer s'en sortir avec un ventilateur ! La réalité sera beaucoup plus insidieuse, puisque les changements se feront principalement la nuit et l'hiver (ce qui s'explique simplement par le fait que l'effet de serre se produit aussi quand le soleil n'est pas là, comme la nuit, et que, proportionnellement, il influence beaucoup plus notre environnement à ce moment là).
Cela dit, la première pensée qui vient ordinairement à l'esprit, concerne la fonte des glaces, et par la même, l'élévation du niveau de la mer [ajout du 12/11/04 : l'étude sur l'impact des changements climatique en Arctique (ACIA) du 09/11/04, prévoit la fonte totale de la calotte glaciaire pendant les étés, à l'horizon 2070.] (on prévoit une élévation d'un mètre à cause de ce phénomène). Même si le niveau de la mer va plus s'élever du fait de la dilatation de l'eau (qui augmente de volume quand la température augmente) plutôt que par l'apport des fontes, il serait aussi naïf de penser qu'une simple surélévation des digues permettra de contenir le phénomène.
D'une part, certaines zones, et non des moins peuplées (comme les îles ou les delta), n'auront pas la possibilité de se protéger derrière des barrières de béton, mais surtout, ce n'est pas les changements au niveau du volume qui sont à craindre, mais les répercutions au niveau des courants marins. Sans vouloir rentrer dans des explications trop longues pour ce dossier, nous vous invitons "chaudement" à lire l'article de Jean-Marc Jancovici : Les courants marins vont-ils changer ?
TM sur VieRurale.com
10:25 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
Les prévisions.
Si nous nous en tenons aux informations publiées par notre gouvernement (voir Nos sources), la température moyenne du globe va s'élever de 1,4°C à 5,8°C d'ici 2100, sur la base d'une augmentation de la concentration en CO2 de 1% par an (ce qui est à peu près le rythme d'évolution aujourd'hui).
Bien, qu'à mon sens, l'hypothèse d'une augmentation de 1% soit déjà sujette à caution (il ne faut pas oublier que les populations de l'Inde et de l'Asie s'ouvrent à la consommation, ce qui sera loin d'être négligeable au niveau des dégagements de dioxyde de carbone, surtout s'ils utilisent du charbon), raisonnons avec les valeurs officielles.
TM.sur VieRurale
10:21 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
Gulf Stream
Pour ne parler que de ce qui peut toucher directement la France, prenons l'exemple du célèbre Gulf Stream. Ce courant, qui est le plus important de l'océan Atlantique nord, remonte de l'équateur vers l'Islande (à ce moment là, la masse d'eau est chaude), puis redescend après s'être refroidit. Ce circuit à une grosse influence sur le réchauffement des vents en provenance du Groenland, et un changement de celui-ci entraînerait pour notre pays une modification massive de nos températures et de notre pluviométrie.
Or, celui-ci a déjà commencé à ralentir (source BBC ), du fait des apports d'eau douce résultant de la fonte de la calotte glaciaire (une concentration élevée en sel est nécessaire pour faire "plonger" le courant dans les profondeurs de l'océan). Si, par malheur, le flux perdait son mouvement descendant, le CO2 dissout dans l'eau ne pourrait plus aller se déposer sur les bas-fonds, ce qui enlèverai à notre planète un de ses plus important moyen d'extraction de gaz carbonique de l'atmosphère !
TM sur Vierurale.com
10:20 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les études.
Les études:
Dans une société où tout doit être démontré pour être pris en compte, il n'est pas facile d'avoir des certitudes sur un tel sujet. Si nous prenons comme exemple la mauvaise foi des fabricants de tabacs américains, qui se sont retranchés jusqu'au dernier jour, derrière le fait qu'il n'était pas scientifiquement prouvé que le cancer du poumon était directement provoqué par l'inhalation de la fumée de cigarettes, il est évident que certains affirmeront toujours que rien n'est certain !
Et il est vrai que les scientifiques sont des personnes particulières. On pourrait même dire qu'elles vivent dans un monde qui leur est propre, où tout doit être clairement démontré pour être accepté. Lors ce que vous affirmez sereinement que l'eau gèle à 0°C, il y en a toujours un pour vous répondre que tout dépend de la composition de l'eau ou de la pression ambiante...
Mais cela est tout à fait normal, car le seul moyen d'entériner une fois pour toute une découverte, c'est de faire en sorte que celle-ci soit vérifiable par la communauté internationale. Il va donc sans dire que, pour l'étude d'un sujet aussi complexe que celui de l'évolution du climat de notre planète, les débats peuvent être nombreux.
Heureusement, en 1988 fût créé le GIEC [Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat], dont le rôle est "d'expertiser l'information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l'homme".
[Qu'est-ce que le GIEC ? par Jean-Marc Jancovici].
Cet organisme regroupant de manière totalement indépendante les meilleurs scientifiques de la planète, ses rapports font références et ne sont pas remis en cause par les gouvernements (voir Faisons le point).
10:10 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre
Les modèles.
Mais il y a mieux que les rapports : il y a les modèles !
Créer une modélisation consiste à définir un ensemble de règles permettant de reproduire le phénomène étudié. C'est grâce à eux que nous apprenons le nom du nouveau président de la république, alors que les dépouillements ne sont pas terminés. De la même manière, nous pouvons espérer prévoir le temps de notre week-end quelques jours à l'avance...
Évidemment, la véracité des prévisions dépend totalement de la fiabilité du modèle, ce que les scientifiques sont les premiers à reconnaître. C'est pourquoi ils ont mis au point le célèbre indice de confiance, que tous les amateurs de la météo télévisée connaissent. Dans la littérature, vous obtiendrez des déclarations du style "il est certain que" (fait démontré), "il est pratiquement certain que" (plus de 99% de probabilité) ou encore "il est très probable que" (de 90 à 99% de probabilité).
Ce sont donc eux qui vont nous permettre d'essayer de prévoir l'avenir...
10:00 Publié dans 05.Que risquons nous? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Effet de serre