23 mai 2007

Augmentation alarmante des taux de CO2

Selon une étude publiée par les Proceedings of the National Academy of Sciences, (PNASProceedings of the National Academy of Sciences (DOI: 10.1073/pnas.0700609104) ), les émissions de CO2 ont augmenté dans le monde de manière alarmante entre 2000 et 2004, à un rythme trois fois supérieur à celui des années 1990

L'étude montre que les
émissions de CO2 ont augmenté plus vite que dans le pire scénario envisagé
par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).

 

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L'accélération d'émissions de CO2 est particulièrement importante dans les pays en développement dont l'économie progresse fortement, en particulier la Chine, où l'augmentation des émissions de CO2 est surtout le reflet de l'augmentation du produit intérieur brut par habitant.

 

 Comme le dit Theodore Monod:

"Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand même."

19 septembre 2005

Le compteur des gaz à effet de serre.

Souvent, lorsque j'aborde le problème de changement climatique, on me dit que les variations ont toujours existé, que le soleil joue un rôle important, etc.

J'arrive à répondre à ces arguments grâce à ma formation universitaire en géologie et aux nombreux articles scientifiques qui montrent que ce qui se produit actuellement sur terre n'a jamais eu d'équivalent par le passé!

Les études des 740 000 dernières années de climat réalisée grâce aux forages des glaces de l'Antarctique sont formelles : si les relations entre le Soleil et la Terresont les premières causes de variation du climat, elles ne suffisent pas!

Je vous propose donc de lire une partie de l' interview de Jean Jouzel, par Sylvestre HUET, pour Libération, en juin 2004:

Quelle leçon tirez-vous de l'étude des 740 000 dernières années de climat réalisée grâce aux forages des glaces de l'Antarctique ?

Le résultat le plus spectaculaire, et le plus instructif pour notre avenir climatique, porte sur la période chaude, située il y a 400 000 ans. Les astronomes nous l'avaient signalé: il s'agit de la phase la plus similaire à celle que les hommes connaissent depuis 10 000 ans, l'holocène. Du moins pour les relations entre le Soleil et la Terre, première cause de variation du climat. Mais nous manquions de données précises sur sa durée et, surtout, sur l'évolution de l'effet de serre lors de cette période. Les glaces de l'Antarctique nous disent que cette phase a duré 28 000 ans, contre 15 000 maximum pour les trois interglaciaires qui ont suivi. Elles nous montrent aussi un effet de serre remarquablement stable, avec un gaz carbonique à 280 parties par million (ppm) et le méthane à 680 parties par milliard (ppb) dans l'atmosphère.

La Terre d'aujourd'hui était donc partie, naturellement, vers un climat stable pour près de 20 000 ans encore, comme le suggéraient les calculs de l'astronome André Berger. Sauf que nous avons explosé le compteur des gaz à effet de serre. La teneur en gaz carbonique est déjà passée de 280 à 370 ppm depuis la révolution industrielle. Et le méthane a grimpé de 650 à 1 750 ppb. Plus grave : si nous persistons à augmenter nos émissions ­ par l'usage massif du charbon, du gaz et du pétrole comme par la déforestation ­ nous pourrions atteindre près 1 000 ppm de CO2 en 2 100.

A la stabilité promise par la nature, nous substituons, ce faisant, le risque d'une excursion brutale, instantanée à l'échelle géologique, dans un climat inconnu sur Terre depuis des millions d'années.

Que peut-on dire de certain sur le climat futur si les émissions de gaz à effet de serre continuent de croître ?

L'analyse de la recherche mondiale menée sur le sujet par le GIEC permet de dégager des points importants. Les incertitudes initiales, il y a quinze ans, se sont estompées. S'y nous n'y prenons pas garde, nous provoquerons un réchauffement d'environ 3 °C à l'horizon 2 100. C'est la valeur moyenne des simulations informatiques nous permettant d'explorer les conséquences de nos émissions, les valeurs extrêmes montant à près de 6 °C. Cette moyenne masque des variations bien plus brutales. De 4 à 5 °C sur l'Europe, mais de 8 °C à 10 °C sur les hautes latitudes nord, les océans se réchauffant moins vite. L'Europe du Nord serait affectée de pluies surabondantes l'hiver, tandis que le pourtour méditerranéen subirait des sécheresses accrues l'été. Inondations pour les villes du Nord, pénurie d'eau, source de conflits géopolitiques, au sud.

Une hausse de 50 cm des océans concernerait par ailleurs directement 200 millions de personnes. Une hausse pratiquement irréversible et qui se poursuivra plusieurs siècles au même rythme. La fonte accélérée des glaciers continentaux modifiera le régime des fleuves. La biodiversité souffrira en raison de la rapidité des changements. Nous pouvons donc, en un demi-siècle, enclencher un bouleversement climatique majeur, irréversible, dont les conséquences pèseront sur nos petits-enfants.

Où se situent les principales incertitudes des scientifiques ?

L'amplitude et le rythme du réchauffement demeurent dans une fourchette de deux ou trois degrés pour un même scénario d'émission de gaz à effet de serre. Et il reste très délicat d'explorer les dimensions régionales du changement. La variabilité climatique, donc la fréquence des événements extrêmes, semble devoir augmenter, mais nous avons du mal à la quantifier. De même pour la fréquence des cyclones. Les précipitations, comme les régimes de mousson, résistent à la simulation, alors qu'il s'agit de paramètres décisifs pour l'agriculture et la sécurité alimentaire. Les modes climatiques ­ El Niño, l'oscillation Nord-Atlantique ­ sont encore mal compris. Or, ils affectent l'économie, l'agriculture, les pêches... En outre, on ne peut écarter de bonnes ou de mauvaises surprises. Un effet atténuateur nous a peut-être échappé. Inversement, on peut craindre que le cycle du carbone change et libère massivement du gaz carbonique dans l'atmosphère. Ou que du méthane piégé dans le pergélisol (sol gelé en permanence, ndlr) soit brusquement relâché, emballant l'effet de serre. Nous travaillons d'arrache-pied pour réduire ces incertitudes. Mais il ne faut pas attendre pour agir, en raison de l'inertie du système climatique. Dans cinquante ans, il sera trop tard.

Pour éviter un dérapage, à quel niveau devons-nous limiter nos émissions de gaz à effet de serre ?

La Convention climat de l'ONU, signée et ratifiée par de nombreux Etats, stipule qu'il faut stabiliser l'effet de serre. Nous ne pouvons plus nous fixer pour objectif de le réduire à son niveau préindustriel. Ni d'éviter tout changement climatique. Un niveau de 450 ou 500 ppm de gaz carbonique, qui pourrait limiter le réchauffement à environ 2 °C, semble un objectif réaliste. Il exige néanmoins que les émissions mondiales culminent à 12 milliards de tonnes de carbone en 2020, contre 8 aujourd'hui. Puis qu'elles redescendent au niveau actuel en 2 040 pour terminer le siècle à 2 milliards. Il suffit de comparer ces chiffres aux 25 à 30 milliards couramment évoqués par les prospectivistes pour 2 100 pour mesurer l'effort à accomplir. Cet effort doit commencer dès maintenant dans les pays riches ­ principaux pollueurs historiques ­ si l'on veut y rallier dans l'avenir des pays en voie de développement qui ont un besoin crucial d'énergie pour sortir des milliards de gens de la pauvreté.

06 juin 2005

Le phénomène de l'effet de serre est inquiétant, pour ne pas dire catastrophique.

Le phénomène de l'effet de serre est inquiétant, pour ne pas dire catastrophique. En effet, comme pour la couche d'ozone, ses causes et ses conséquence sont mondiales. Malheureusement, le combattre revient à remettre en cause les fondements même de nos sociétés modernes. Pourtant, ses répercussions se font déjà sentir et, quoi que nous fassions, nous devrons les subir et les combattre sur des dizaines d'années, comme nous le démontrent les extraits ci-dessous , obtenues sur le site gouvernemental dédié à l'effet de serre.

Texte de Dominique Dron, Présidente de la Mission interministérielle de l'effet de serre.

Plusieurs milliers de chercheurs du monde entier ont depuis 1988 confronté leurs résultats et fait converger leurs modèles dans le cadre du Groupement Intergouvernemental d'Etudes sur le Climat (GIEC). Les résumés pour décideurs de leurs trois rapports successifs ont été approuvés ligne à ligne par tous les Etats, y compris Etats-Unis et pays de l'OPEP. L'Académie des Sciences américaine en a confirmé en 2002 les résultats et l'administration fédérale a dû en prendre acte. La controverse sur la réalité du dérèglement climatique en cours que semblent encore porter quelques voix isolées, mais persistantes, semble donc close pour l'essentiel. Qu'en est-il donc aujourd'hui de notre compréhension du phénomène de l'effet de serre, et quelles en sont les conséquences pour les démarches territoriales ?



Selon les travaux du GIEC, la température moyenne du globe pourrait s'élever d'ici 2100 de 1,4°C (le mieux qui puisse se produire) à 5,8°C. La moitié de cet écart vient des incertitudes sur les fonctionnements biophysiques eux-mêmes, l'autre moitié dépend des politiques que nous mettrons en œuvre. 4 à 6°C de plus en moyenne sur le globe, soit 6 à 8°C de plus en moyenne sur les continents, ce serait l'équivalent du passage d'une période glaciaire à une interglaciaire en 100 ans au lieu de 10 à 20 000 ans, ce qui donne une idée de la violence du choc pour les écosystèmes, notamment végétaux, et pour les sociétés humaines.

Le soucis majeur de ce phénomène est qu'il est intimement lié à notre consommation d'énergie, qui est elle même directement dépendante de notre niveau de vie. Or, les pays développés ne jurent que par la croissance, et les pays émergeant (Chine, Inde, ...) ont des populations importantes qui n'aspirent qu'à un peu plus de confort.

Source VieRurale

Dans quel état est notre planète ? Se réchauffe-t-elle ?

L'Homme, quelques soient ses qualités, n'appréhende le monde que pour le plier à son profit immédiat : "assurons le présent avant de penser au futur".

Mais il arrive toujours un moment où le futur devient présent. Et si, jusqu'à présent, les conséquences de nos actes irresponsables avaient, à l'échelle de la planète, des portées limitées, ces temps sont maintenant révolus.
Notre "importance" est devenue telle que nos modes de vie remettent en cause les équilibres de notre biosphère. [Nous avons mis 12000 ans, depuis le néolithique, pour atteindre le milliard d'individus. Depuis les 200 dernières années, nous sommes passés de 1 milliard à 6 milliards, soit une augmentation de 600% !]

05 juin 2005

Le dérèglement climatique est enclenché

Extrait de www.VieRurale.com

Dans quel état est notre planète ? Se réchauffe-t-elle ? Qu'est-ce que les pluies acides, le trou de la couche d'ozone, l'effet de serre ?
Si vous vous interrogez sur le crédit à apporter à toutes les informations qui parviennent à vos oreilles,venez faire le point sur les conséquences avérées de notre mode de vie en vérifiant nos sources !

02 mai 2005

Des climatologues de la NASA confirment les scénarios de réchauffement global

Des climatologues ont constaté que la Terre absorbe maintenant beaucoup plus de chaleur qu’elle n’en émet; de nouvelles données en provenance des profondeurs océaniques et de satellites géostationnaires valideraient les projections informatiques sur le réchauffement global.
James Hansen, chef de l’étude et éminent climatologue à la NASA, décrit les résultats de cette recherche sur l’échange déséquilibré d’énergie de la planète comme la «fumée qui annonce le feu»: ces résultats devraient enfin dissiper tout doute subsistant sur les prévisions sur les changements climatiques. Un expert européen a qualifié cette recherche d’ajout précieux à la documentation dur le sujet.

Encadrés par la NASA, les chercheurs ont pu mesurer le déséquilibre énergétique de la Terre grâce à des relevés plus précis des océans. Les chercheurs ont en effet pu profiter de quelque 1 800 engins flotteurs équipés de toute la technologie nécessaire; déployés sur les mers de toute la surface du globe depuis l’an 2000, ils font partie d’un effort international de surveillance appelé Argo. Ces petits robots flottants plongent régulièrement jusqu’à 1,6 kilomètres de profondeur pour prendre des relevés de la température et d’autres paramètres.

Les mesures recueillies sont également mieux traitées, grâce à une meilleure capacité des satellites à jauger correctement le niveau de la mer. Celui-ci s'élève tant par la fonte des glaces que par le réchauffement de l’eau et de son expansion subséquente.

Avec ces données en main, les chercheurs ont pu calculer la quantité de chaleur des océans et le déséquilibre énergétique général. Ils ont découvert que pour chaque mètre carré de surface, la planète absorbe près d’un watt (0,85) de plus d’énergie du soleil qu’elle n’en émet en retour vers l’espace.

Nous serions donc face à un déséquilibre aux proportions historiques. Tant d’énergie absorbée réchauffera graduellement l’atmosphère.

Ce chiffre de 0,85 watt correspond d’assez près au déséquilibre énergétique prévu par les chercheurs avec les simulations de changements climatiques de leur super ordinateur, détaille le rapport.

Ces modèles scientifiques tiennent compte des gaz à effet de serre de l’atmosphère, dont le dioxyde de carbone, le méthane et d’autres gaz émanant de toutes sources, des automobiles en passant par les fermes d'élevage de cochons. Les gaz accumulés empêchent la chaleur de s’échapper vers l’espace. Les chercheurs ont remarqué que les émissions de gaz à effet de serre se sont accrues à un rythme correspondant à celui du déséquilibre énergétique détecté.

«Plus de doute possible: les gaz produits par les humains sont la cause dominante du réchauffement observé,» de dire M. Hansen, directeur de l’institut Godard pour l’étude de l’espace de la NASA, au Earth Institute de l’université Columbia. «Ce déséquilibre énergétique est la piste que nous cherchions.»

Quatorze autres spécialistes de la NASA, de l’université Columbia et du Département de l’énergie, ont collaboré à la réalisation de l’étude.

Source observabilis